‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 46 sur 53 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

ALPHONSE

Rassurez-vous, je quitte votre mère, qui me pardonne , qui me rend son amitié et le titre de gendre.

DUMESNIL, froidemciit.

Ma femme a eu tort, car elle doit savoir que maintenant cette alliance n'est plus possible,

CAMILLE

O ciel !

ALPHONSE

Je conçois , j'ai prévu les objections que vous alliez me faire, un autre a votre parole, et en cas de rupture , son ressentiment peut vous enlever votre place; mais en épousant votre fille, ma forlune devient la votre , et j'acquiers le droit de la partager avec vous.

Ah! maintenant, mon parrain, je l'aime îout-à~ fait. (Avecjoie, àM. Dumesnii ) Eli bicu , moH pèrc ?

DUMESNIL

J'en suis désolé, mon enfant; mais je ne puis accepter.

\ie; Connaissez mieux le grand Eugène.

Pour tenir toujours ma promesse

Je suis connu depuis long-lenips;

Et je préfère à la richesse

L'estime des honnêtes gens.

Oui, peu m'importe une disgrâce

Lors(pie mes sermens sont tenus :

On peut toujours icironver une plact , L'honneur perdu ne se retrouve phis.

ALPHONSE

Quoi ! monsieur, rengagement que vou.s avez pris avec M. de Géronville?...

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