I-ES MKMES; BAPTISTE, PALE ET DEFAIT. BAPTISTE
Vous voyez, monsieur, l'effet des passions.
DIFCOUDUAI.
Qu'est-ce que ça signifie?
BAPTISTE
Que je suis un malbeureux qui ai mérité d'être chassé, si vous ne daignez pas parler pour moi , d'autant plus qu'il y a de votre faute.
DUCOUDRAT.
De ma faute ?
I5APTISTE.
Oui, monsieur; vous saurez qu en bon serviteur je m'étais fait depuis long-temps une promesse... c'était de me griser le jour où le maiia^e de mademoiselle serait décidé; car c'est la première fois de ma
vie; et si l'on m'y rattrape... (Pen.lam ce (.mps Alphonse est i la l.iMc où il a ccril cl docbiro deux liillels. )
[yxi \A DEiMOlSELLE A MARIER.
DUCOUDRAf.
Eh bien ! acliève... tu viens de boire?
BAPTISTE
Non, monsieur, je viens de dormir ; mais c'est l'instant du réveil , quand je me suis dit : « Baptiste, tu « avais une commission d'où dépendait le mariage de « ta maîtresse ; cette commission , qui est-ce qui l'a " faite ? »
ALPHONSE , se levant cl écoutant.
Grand Dieu !
BAPTISTE
« Tu avais une lettre pour M. deGéronville, qu'est- K ce qu'elle est devenue ? »
ALPHONSE
O ciel! tu l'aurais perdue!
BAPTISTE
Non, monsieur.
DIJCOUDRAI.
Tu ne l'as point portée ?
BAPTISTE, tom))3Bl à genoux.
Non, monsieur, pardonnez-moi : la voilà.
ALPHONSE , lui sautant au cou pendanl que Ducoudrai lui prend la main.
Ah !*tu es notre sauveur, mon ami , mon cher Baptiste; je te dois la vie.
BAPTISTE
Parce que je me suis grisé?
ALPHONSE
Tiens, voilà de l'argent, voilà ma bourse, voilà de quoi boire.