‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 51 sur 53 · I-ES MKMES; BAPTISTE, PALE ET DEFAIT. BAPTISTE · texte numérisé non relu

I-ES MKMES; BAPTISTE, PALE ET DEFAIT. BAPTISTE

Vous voyez, monsieur, l'effet des passions.

DIFCOUDUAI.

Qu'est-ce que ça signifie?

BAPTISTE

Que je suis un malbeureux qui ai mérité d'être chassé, si vous ne daignez pas parler pour moi , d'autant plus qu'il y a de votre faute.

DUCOUDRAT.

De ma faute ?

I5APTISTE.

Oui, monsieur; vous saurez qu en bon serviteur je m'étais fait depuis long-temps une promesse... c'était de me griser le jour où le maiia^e de mademoiselle serait décidé; car c'est la première fois de ma

vie; et si l'on m'y rattrape... (Pen.lam ce (.mps Alphonse est i la l.iMc où il a ccril cl docbiro deux liillels. )

[yxi \A DEiMOlSELLE A MARIER.

DUCOUDRAf.

Eh bien ! acliève... tu viens de boire?

BAPTISTE

Non, monsieur, je viens de dormir ; mais c'est l'instant du réveil , quand je me suis dit : « Baptiste, tu « avais une commission d'où dépendait le mariage de « ta maîtresse ; cette commission , qui est-ce qui l'a " faite ? »

ALPHONSE , se levant cl écoutant.

Grand Dieu !

BAPTISTE

« Tu avais une lettre pour M. deGéronville, qu'est- K ce qu'elle est devenue ? »

ALPHONSE

O ciel! tu l'aurais perdue!

BAPTISTE

Non, monsieur.

DIJCOUDRAI.

Tu ne l'as point portée ?

BAPTISTE, tom))3Bl à genoux.

Non, monsieur, pardonnez-moi : la voilà.

ALPHONSE , lui sautant au cou pendanl que Ducoudrai lui prend la main.

Ah !*tu es notre sauveur, mon ami , mon cher Baptiste; je te dois la vie.

BAPTISTE

Parce que je me suis grisé?

ALPHONSE

Tiens, voilà de l'argent, voilà ma bourse, voilà de quoi boire.

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