‹ La Dent de Six AnsChapitre 16 sur 26 · HR · texte numérisé non relu

HR

les éminences ou reliefs qu'elle accuse, seront l'objet d'une attention particulière. On n'oubliera pas non plus

L Q , ‘ d'exercer des pressions un peu partout pour apprécier la

susceplibilité de la muqueuse et se rendre absolument compte de toute modification.

Un des éléments les plus importants du diagnostic est incontestablement l'âge du sujet. Toutes les fois qu'un enfant entre cinq et sept ans répondra au tableau symptomalique que nous venons de tracer, on devra

a S'assurer par la vue et en comptant les ee à par-

r de la ligne médiane, sila premiére grosse molaire est en imminence d'éruption, a commencé son traväil éruptif ou a effectué plus ou moins complètement sa sortie.

2° Explorer soigneusement avec le doigt le point ou l'éruption doit se faire, voir si sur ce point il n'existe pas de saillie, si la dent de six ans n'émerge pas encore, constater l'état de la muqueuse et du capuchon gingival. noter si elle ne présente ni bombement, ni soulèvement en masse.

3° La présence de signes inflammatoire es ea

avec une tuméfaction de la région, l'existence de

prurit, de douleurs locales ou d'ulcérations même superficielles, mettront souvent en lumière le point de départ des accidents. :

4 Rechercher si les accidents reconnaissent pour cause directe l'influence du travail dentaire; pour cela, interroger l'entourage, répéter et prolonger l'examen de la cavité buccale, comparer le côté suspect ou légitimement incriminé avec ceux où l’éruption s'est faite el ceux où elle n’est pas commencée; enfin, noter l'existence et le nombre des poussées dentaires. \

11 ne suffira pas, c'est de toute évidence, de constater des manifestations morbides au cours d’une évolution

— 54 — | dentaire pour les lui imputer. 11 faut qu'il y ait contemporanéité complète entre l’âge, l'éruption et les accidents, et pour cela, il faut rigoureusement déterminer s'il ÿ a simple concomitance ou rapport causal, en un moë, pré-: somption ou certitude.

Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, il peut se faire que l’angine soit le seul symplôme observé au début, avec frisson, fièvre, état nauséeux. Or, l'inflammation de la gorge avec rougeur vive de l’isthme, gonflement des amygdales n’est pas un fait absolument rare au début de la fièvre typhoïde. Il ne serait pas surprenant que le diagnostic fût momentanément égaré. On peut songer à une angine simple, catarrhale ou herpétique, à une fièvre éruptive, à la fièvre typhoïde, comme dans d’autres cas à l'embarras gastrique. La tuberculose peut être à tort mise en cause : « la stomatite du tuberculeux, dit Petit, n’a Jamais été décrite. Elle est caractérisée par douleur,

céphalalgie, température. Le diagnostic est excessivement

difficile. » Quant aux engorgements ganglionnaires, si fréquents, ils ne peuvent que donner lieu le plus souvent à des confusions regrettabies.

Mais il existe encore des indications non négligeables.

Un fait d'observation digne de remarque, c’est la lenteur des phénomènes morbides au début et pendant la période d'état, contrastant avec la rapidité relative de leur disparition une fois le cycle de l’éruption terminé.

Il ne faut pas oublier non plus que le travail éruptif, généralement silencieux-à la mâchoire supérieure, est long et tapageur à la mâchoire inférieure.

Enfin, c’est l'unilatéralité des accidents qui constitue le caractère fondamental, franchement distinctif et par conséqnent un des principaux éléments du diagnostic différentiel avec la loux sympathique, qui ne manque jamais et dont l'allure spéciale en fait un signe très précieux.

PLANS DDMEES

Page 1