OBSERVATION PREMIÈRE
Le 10 juin 1813, étant appelé près d’un enfant âgé de
* 5 ans et demi, qui avait été frappé tout à coup de convul-
Sions, sans cause connue, j’appris que depuis quelques jours, il avait éprouvé un saignement de nez, et qu’il se plaignait, quoique faiblement, de douleurs dans les gencives. J’examinais la bouche et j’aperçus une première molaire permanente d’en bas prête à sortir.
Je débridai immédiatement la gencive : au bout d’une, demi-heure, tous les symptômes convulsifs cessèrent ; le lendemain, les pointes de cette dent étaient visibles. . Quatorze jours après, les mêmes accidents se manifestèrent de nouveau. Ayant été réclamé une deuxième fois, et présumant que la dent permanente de l’autre côté, dont un tubereule semblait prêt à se montrer, pouvait causer les maux de l’enfant, je fis la section de la gencive. Les accidents, ayant cessé, ne se sont plus renouvelés.
Delabarre, Traité de la seconde dentition, 1819.