‹ La dent et l'évolution: De la place de l'homme dans la natureChapitre 37 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Une extraordinaire puissance d'expansion se manifeste chez les Primates supérieurs depuis la seconde moitié du lertiaire et a finalement abouti à l’apparition de l'Homme. Il y a continuité du vivant et rien n'autorise à la rompre au niveau de l’humain. Un regard d’ensemble jeté rapidement sur la paléontologie montre que l’Homime est venu à sa place et à son heure. L'Homme est né d’une longue et persévérante gestation. Les conditions de son avenement n’ont pu être préparées que par la lente édification de tous les phylums du règne animal. Ce qui étonne, c’est que la formidable révolution qui à fait surgir j Homme hors de l’animalité s’est entierement déroulée pendant le Quaternaire qui ne représente pas inême une minute dans l’immense durée des temps géologiques. L’ Homme actuel, Æomo sapiens, n’est apparu qu’à la fin du Quaternaire, il y à quelques millicrs d'années seulement.

D’après les documents dont on dispose et en tenant compte de leur répartition géographique, on est amené à poser les conclusions suivantes

1) Nous retrouvons dans les centres d'évolution, les trois strates évolutives qui représentent les stades capitaux de l’évolution des /lominidés. Ces stades se sont reluyés aux trois époques du Quaternaire, des formes évoluées en plein essor relayant des formes primitives sur le déclin ;

2) Avec peu de documents, les stades paraissent isolés les uns des autres, mais avec des populations abondantes, ils paraissent en série continue, avec des termes de passage entre eux. Du Paithécanthrope à l'Homme de Néanderthal et à l'Homme récent, il y a eu une évolution rigoureusement orthogénétique avec apparition de caractères progressifs en même temps aue subsistaient certaines dispositions primitives ;

3) Cette évolution se serait réalisée sous forme d’évolutions parallèles, mais distinctes, dans au moins quatre centres genétiques : ;

évolution de l’Europe et de l’Asie occidentale, » de la Chine du Nord, » de l’Insulinde, » de l'Afrique orientale et australe.

Dans chaque centre, l’évolution humaine, plus ou moins indépendante, se serait effectuée sans aucun synchronisme vis-à-vis les trois autres, ce qui explique qu’à une époque donnée, on puisse trouver dans l’une des formes très primitives, dans l’autre des formes très évoluées.

Ces évolutions parallèles, plus ou moins indépeadantes, hétérochroniques, ont abouti aux races humaines :ctuelles. Parmi

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ces dernières, l’ancienne tradition considère trois grands groupes rACIAUX :

la race blanche, Europoïdes, la race noire, Négroïdes, la race jaune, Mongoloïdes.

C’est par suite de comparaisons morphologiques que l’on envisage les Z'uropoides comme ligne moyenne d’évolution, les Végroïdes ct les HMongoloïdes comme collatérales.

Si maintenant on veut introduire les Australiens en qualité de race spéciale dans ce tableau, on ne peut les attribuer, d’après leur morphologie, qu’à la ligne moyenne; mais leur primitivité les place à la base de cette ligne, bien qu’ils somptent un nombre de générations égal au nôtre.

Chaque grande race ne forme pas un bloc uniforme. Ce qui est vrai de l’humanité avec ses races principales, l’est de chaque grande race avec ses sous-races.

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