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dus à un métissage et partant, que ce soient de véritables caractères nègres.
— Un Afrique orientale et méridionale :
Le Vègre doit être considéré comme ja forme raciale de l’Afrique proprement dite. Il n’y a pas de document probant de cette hypothèse.
Aucun des Hommes africains du Pléistocène ou de la fin du Pléistocène n’est un vrai Nègre. Presque tous possèdent une forte glabelle et une racine du nez enfoncée caractères de la ligne moyenne d'évolution — contrairement au Nègre actuel. C’est pourquoi le type cromagnoïde d'Europe doit, de nouveau, servir de terme de comparaison.
Ce n'est qu'au Néolithique qu'on se trouvera en présence de vrais Nègres. Quand la mutation qui a produit le crâne nègre actuel, s’est-elle produite ? Les documents indiquent que la transformation ne peut pas s'être accomplie à un âge antérieur au Paléolithique récent; le Nègre n’existait pas encore au Moustérien tardif.
LEAKEY trouva dans l’Est-Africain britannique le crâne d’Z1menteita que l’on attribue au Mésolithique; il est plus du type « Nègre » que du type « Cromagnien ». Les pièces découvertes par Konz-LarseN dans la fosse d’effondrement de l’Est-Africain suscitent une conclusion similaire : « qui est dûment néolithique est nettement nègre.
Les restes humains de l’Afrique australe rappellent par contre étonnamment le type de Cro-Magnon. C’est ainsi que le crâne de Springbock-Flats avec d’autres éléments, peut être considéré comme un témoin des »#rigrations kamitiques dans le Sud de l'Afrique.
Le crâne de Cape Flats a pu servir de type pour ce stade de l’humanité en Afrique : Zomo capensis.
Les crânes de Boskop et de Fishhoek ont été rapprochés des Boschimans du désert de Kalahari, mais ils auraient encore dû subir diverses transformations avant d’äboutir à la morphologie boschimane. Les crânes de Wailton montrent des affinités plus étroites avec les autres pièces de l'Afrique méridionale qu’avec les Cromagniens d'Europe, en offrant une tendance nette au négroïdisme : prognathisme, racine du nez nivelée, front vertical, profil anguleux du pariétal.
— ln Asie extréme-orientale
Au Mésolithique, l'Asie a des réactions analogues à celles de l'Afrique. Après les très anciennes trouvailles de C’hou-Kou-Tien, une grosse lacune subsiste dans la documentation, jusqu’à ce qu’au passage du Paléolithique supérieur au Mésolithique, se présentent des fossiles que l’on peut dater exactement.
Parmi les races actuelles, les plus anciens habitants de l’Asie sont les Aïnos. Les anciens Aïnos venus d'Europe et passant par la Corée, ont peut-être été les premiers habitants du Japon.
Le Néolithique révèlera des mélanges de caractères aïnos et mongoliques jusqu’à ce que, finalement, le Japonais mongol l’emporte et que l’Aïno soit refoulé dans l’espace étroit au’il occupe encore aujourd hui : partie méridionale de Sakhaline, les trois îles méridionales de l’archipel des Kouriles, partie septentrionale de l’île Yéso.
Étant donné que l’Aïno mésolithique ne peut pas être considéré comme l’ancêtre du Mongol ou du Japonais, {a formation de ce dernier doit être conçue en dehors de la lignée aïnienne.
— En /nsulinde, il n’y avait pas de Mongoloïdes primitifs, et si l’on veut recheréher l’origine de l’élément méridional, inhérent au Chinois et au Japonais, on ne peut s'appuyer que sur des comparaisons avec les races actuelles.
— 1} Amérique : Si l’on suit {a migration du Renne, on aboutit, par le détroit de Bering, au continent américain. Il n’y à pas de preuve d’un peuplement de l'Amérique avant la fin du Paléolithique supérieur. La principale porte d’entrée de ce continent a certainement conduit, par le détroit de Bering, de la Sibérie nord-orientale en Alaska.
On a mis au jour, tant en Amérique du Nord qu’en Amérique du Sud, des pièces fossiles au sujet desquelles il n’y a pas à élever de doutes à partir du Mésolithique. On trouve comme restes humains, des éléments d’Armérindiens, c’est-à-dire d’'Hommes à morphologie essentiellement mongoloïde.
— J/ Australie : Au Mésolithique, l’Australie est habitée par l'Homme qui est non seulement le premier ('atarhinien, non seulement le premier Primate, mais {e premier Mammafère placentaire à l’occuper. L'Australie n’héberge pas de Mammifères supérieurs; son arbre animal phylétique s’est clos avec les Marsupiaux. Puis l’//omme y fait tout à coup son apparition, accompagné du Chien qui, rendu à la vie sauvage, est devenu le Dingo. — L'Homme qui a été le premier colon de l’Australie ne laisse pas seulement reconnaître ses affinités avec les habitants du continent voisin, mais 1l permet de suivre son arbre génétique à travers ceux-ci jusqu'à l’Homme-Singe. On peut établir le contact au point où l’on avait quitté Java, au Paléolithique supérieur. Il a été possible de reconstituer une lignée évolutive continue allant du Pithécanthrope à l’Homme diluvial de Wadjak, par l’Hominien de Neandong, lignée qui n’aura pas été sans subir l'influence d’autres vagues humaines, mais qui n’en justifie pas moins l’admission d’une descendance continue. Le développement de la lignée se continue en Australie où l’on trouve des témoignages fossiles probants : les crânes de Cohuna, de T'algai et de Jervois sont des indicateurs sûrs. Tous trois relèvent d’Æomo sapiens; ceux de Cohuna et de Talgai remontent à la fin du Pléistocène; celui de Jervois donne une impression plus jeune. Le caractère qui permettait déjà de répartir les fossiles de Java sur une seule lignée est Ze front non bombé ; on le retrouve chez les fossiles d'Australie et il se poursuit jusque chez les Australiens d'aujourd'hui.