EN
bitants, les mariages annuels sont de 35.792; les naissances s'élèvent à 158 379 ; les décès à 89.425, donnant ainsi annuellement un excédent de naissances de 68.952.
Le taux de nuptialité est pour 1.000 habitants de 7.4: celui de natalité, 32.5 ; celui de mortalité, 18.4; et celui d'excédent de natalité de 44.1.
Pour la période 1901-1907, pour une population de 3.468.300, les mariages s'élèvent à 40.769 ; les naissances à 170.277 ; les décès à 85.558 ; l'excédent des naissances sur les décès à 84.719.
Le taux à donc été pour 1.000 de 7.4 pour les mariages ; 31.2 pour les naissances, 15.7 pour les décès et 15.5 pour l'excédent de naissances.
Si nous passons à la Belgique, si proche de nous par la situation géographique, par les mœurs, la langue el la législation, nous trouvons les résultats suivants :
De 1851 à 1860, la population est de 4.516.600. Chose remarquable, en 1901-1907, comme nous le verrons, soit en près de 50 ans, sa population aura presque doublé : de 4°516.600 âmes, elle sera portée à 7.067.500 âmes.
Avec ses#.516.600 habilants,les mariages belgess'élèvent pendant celle période à 33.486 ; les naissances annuelles sont de 137.190 ; les décès de 102.027 ; l'excès des naissances se lrouve être chaque année de 35.093.
Le taux se trouve alors, pour 1.000 habitants de 7.4 pour la nuplialité, 30.3 pour la natalité, 22.6 pour la mortalilé, et 7.7 pour l'excédent de natalité,
Pendant la periode décennale de 1861 à 1870, la population moyenne de la Belgique ressort à 4.923.319 habitants ; les mariages sont chaque année au nombre de 56.308 ; les naissances de 155.513, les décès de 114.496, et par suite l'excès de naissances est chaque année de 41.007.
Les taux ressortent alors : sur 1.000 habitants aux chiffres suivants : pour la nuptialité, 7.3; pour la natalité, 31.5; pour la mortalité 23.1, et l'excès des naissances sur les décès, 8.3.
La période de 1871 à 1880 accuse une population de 5.356.486 habitants ; il est célébré chaque année 38.580 mariages ; les naissances annuelles sont au nombre de 171.760 ; les décès s'élèvent à 120.398 et l'excès des naissances sur les décés à 51.362,
Les Laux ressortent donc pour 4.000 habitants à 7.1, pour les mariages ; 31.9 pour les naissances ; 22.4 pour les décès, el 9.5 pour l'excès des naissances.
De 1881 à 1890, la population belge sera chaque année, en moyenne de 5.867.798 habitants. Chaque année, il sera célébré 10.939 mariages, il naîtra 175.898 enfants, il mourra 119.693 personnes et il y aura un excédent de naissances de 56.137 habitants.
Les taux pour 1.000 habitants seront : nuptialité, 6.9; natalité, 29.08 ; mortalité, 20.3 : excédent de natalité, 9.5.
La période de 1890 à 1900 accusera une population moyenne de 6.454.000 habitants, avec chaque année, 51.286 mariages, 186.545 naissances, 123.217 décès et 65.328 habitants en excédent.
Le taux ressortira alors, pour la nuptialité à 8.0; pour la natalité à 29.0, pour la mortalité à 19.2 el pour l'excédent de natalité à 9.8.
La dernière période, de 1901 à 1907, accusera une population belge Lotale de 7.067.500 habitants. Les mariages annuels seront au nombre de 56.957 ; les naissances de 191.249; les décès de 118.023 ; l'excédent des naissances sur les décès de 73.236.
Avec les taux suivants par 1.000 ; pour la nuptialité, 8.1; pour la nalalité, 27.1; pour la mortalité, 16.7, et pour la balance entre la natalité et la mortalité, 10.4.
Rappelons ici que, en France, à ce même moment, ce dernier chiffre est de 1.24.
Il n’est pas jusqu'à l'Espagne qui ne s'accroisse avec continuité. Bien que l'on soit obligé de faire certaines réserves sur les statistiques produites ; que des périodes troublées aient empêché vers 1876, à l'époque de la guerre civile, de recueillir des chiffres exacts: que des naissances échappent à la constalalion, on remarquera néanmoins une ascension visible de la population.
De 1861 à 1870, la population moyenne est de 16 millions d’habi- Lants. Les mariages sont annuellement au nombre de 124.189, les naissances de 612.180; les décès de 491.048 ; l'excédent des naissances de 121.132 habitants.
Et les taux ressortent pour 1.000 habitants aux chiffres suivants.
La nuptialité à 7.6 ; la natalité à 37.5 ; les décès à 30.4, et l'excès des naissances à 7.4.
De 1870 à 1880 (la période de 1871 à 1877 étant inconnue) la population s’est élevée à 16.768.000 habitants : les mariages sont chaque année au nombre de 110.920 ; les naissances de 600.298 : les décès de 509.038 et l'excédent des naissances de 91.190.
Les taux sont alors pour 4.000 habitants : pour les mariages, 6.6;
pour les naissances, 35.8 ; pour les décès, 30.4: et pour le gain des naissances 5.4.
Pendant les 10 années qui suivent, de 1881 inclus à 4890, la population est devenue 17.300.000 habitants ; les mariages chaque année s'élèvent à 113.044 ; les naissances à 632.420 : les décès à 554.764 et le gain des naissances à 77.656.
Le taux pour 1.000 ressort pour la nuplialité à 6.6 ; pour la natalité à 36.9 ; pour la mortalité à 32.4, et pour l'excédent à 4.5.
La période 1891 à 1900 indique une population s'élevant à 18.110.000 ; chaque année, il est célébré 143.454 mariages ; il naît 634.919 enfants; 1l meurt 539.295 personnes, et le gain anuuel est de 95.69%.
Le taux sera alors pour la nuptialité 7.9 ; pour la natalité, 35.1; pour la mortalité 29.8, et 5.3 pour le gain.
Les huit années qui suivent (1901 à 1907) accusent une populalion moyenne de 19.158.000 habitants avec 147.612 mariages par an ; 659.927 naissances el 489 211 décès. Il restera donc tous les ans un gain moyen de 170.716.
Le taux par 1.000 ressortira pour les mariages à 7.7: pour les naissances à 34.6; pour les décès à 25.5 et pour le gain en naissances à 9.1.
Le x x
Un fait semble apparaître dès à présent, ainsi qu'il a été déjà dit : Le nombre des mariages français est presque égal au nombre des mariages chez les autres nations, mais nos mariages sont stériles, et volontairement stériles ; cette idée apparaîtra de plus en plus au cours de cette étude.
Il y a lieu tout d’abord de signaler le nombre de célibataires et celui des ménages français sans enfants. En 1896, on relevait en France 1.341.740 célibataires de plus de 30 ans; on comptait 808.839 familles sans enfant ou 1.616.000 époux dont l'union était stérile.
Au total donc : près de 3 millions de Français sans postérité, 3 millions de Français jouissant de toute la civilisation accumulée par nos ancètres depuis des siécles ; profitant du labeur de tous, de la protection fournie par les fils de ceux qui ne manquent à aucun devoir social, et en revanche ne donnant eux-mêmes rien à l'Etat ou presque rien.
A côté de ces 3 millions, nous voyons encore :