‹ La dépopulation de la FranceChapitre 21 sur 158 · RÉSUMÉ DE LA DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA DEUXIÈME PARTIE

Tandis que toutes les nations du inonde s’accroissent de plus en plus vite, la population française reste stationnaire. Souvent, en France, le nombre des décès l’emporte sur celui des naissances, parce que celui-ci est de plus en plus insuffisant.

Il en résulte que la France n'est plus la grande nation qu elle était autrefois. Avant peu de temps, elle sera un Etat de second ou de troisième ordre. Comme le pays que nous ont légué nos ancêtres est riche et beau, et comme nous ne serons plus assez nombreux pour l’occuper et pour le défendre, il sera envahi par les voisins qui en auront besoin. Ils nous traiteront comme ils traitent les Polonais, qu'ils exproprient pour se mettre à leur place.

Et pourtant ce n’est peut-être pas au point de vue militaire que le danger est le plus grave. Il est plus redoutable encore au point de vue économique. La France est un grand atelier dont les ouvriers et les clients sont également absents. Son commerce extérieur ne prend pas le prodigieux développement qu’atteint celui des nations rivales. Sa richesse, dont elle est si justement fièreet qui n’avait cessé de se développer, subit un temps d’arrêt. Le mouvement et la vie semblent se retirer du pays.

La biologie nous montre la dégénérescence des races d’animaux qui vivent sans efforts. Elles s’atrophient et « se dégradent par le parasitisme ». Cette formule est courante en histoire naturelle. Il ne faut pas qu’elle s’applique à la race française.

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