I. 63d Annual Report of the R. G
lité de ce parallélisme, dont nous donnerons d’ailleurs de nouvelles preuves un peu plus loin. Ils ont seulement différé sur F explication à en donner.
Quelques-uns ont voulu y voir une atténuation providentielle à la terrible loi de Malthus. La nature n’expulse pas du banquet de la vie ceux qui se présentent en surnombre pour v prcndre place ; elle emploie un procédé plus doux : elle ne les fait pas naître. « Ce n’est pas seulement la mort qui est chargée de contenir la population dans les limites des subsistances; la nature n’impose pas impitoyablement aux femmes les douleurs de la maternité trompée et de l’enfantement improduclif;mais elle se charge aussi de régler les conceptions et les naissances, par une loi plus bienfaisante... »
(Achille Guillard, Démogr. comparée, p. 323.)
D autres explications, purement numériques, peuvent être invoquées sans être d’ailleurs suffisantes :
Une natalité qui serait très élevée causerait une élévation de la mortalité générale sans même que les chances de mort à chaque âge fussent plus grandes; en effet, puisque cette population contiendrait beaucoup d’enfants, elle compterait un nombre absolu de décès infantiles plus élevé (il n’est pas nécessaire pour cela que la mortalité de ces enfants soit
Angleterre
Fig.
— Angleterre et Galles. — Variations de la natalité et dii la mortalité dans les soixante dernières années du xix» siècle. — Sur 1.000 habitants, combien de naissances, combien de décès par an, dans chacune des 6 périodes décennales indiquées (1841- 1900) ?
plus forte), ce qui chargerait d’autant la mortalité générale.
OO-IBBI O S- 1881 08-ILBI OL-iggi