L XXIV
DeuX'Nèthes,
35 frimaire.
Que le nommé *Van der Sloten, Ferdinand-Joseph [né à Raust en 17S5], doyen du chapitre, pléban > de l'église collégiale de Turnhout et doyen de la chrétienté de Hoogstraten, fanatise les contrées qu'il domine (qui s'élèvent à plus de i5 lieues de circonférence), au point qne le seul nom de Français y est en horreur; qu'il a
I. Cette dénomisaUoB, tpéciale, erayone-nouB, au clergé belge, e'appliquaitaux curés doot le choix était remis au chapitre.
go ARRÊTÉS DE DÉPORTATION.
caché, soustrait ou enlevé sur le territoire hollandais les registres de l'état civil plutôt que de les remettre à l'autorité compétente ; qu'il est l'ennemi prononcé de toutes les lois républicaines et de tous les ordres émanant du gouvernement français; etc. (suit comme dessus).
G. f Gonanama.
Deux-Nèthes.
a6 fHmaire.
.... Que le nommé Werbroeck, doyen du chapitre de la cathédrale d'Anvers, membre du vicariat, fut député à Paris pour empêcher la réunion de la Belgique à la France ; qu'il est l'auteur d'une brochure rendue publique contre la déclaration prescrite parla loi du 7 vendémiaire an IV, ce qui est constaté par sa correspondance avec le commissaire du Directoire Exécutif près l'administration municipale d'Anvers » ; qu'il a usé de son pouvoir de grand
I. Voici celte lettre, bien digne d'être reproduite et conservée, que Werbroeck adressait, le a mai i^, au commissaire du Directoire, Dargonne : — c Citoyen commissaire.... Je vous écrirai franchement et avec toute la candeur quMl faut mettre dans toutes ses démarches vis-à-vis de Tautorité publique, surtout lorsquli est question de la foi qu^on professe ; je vous avouerai donc avant tout que je respecte profondément Tautorité civile; que j'ai à son égard toute la soumission, toute l^obéissance que Dieu, dans ses saintes Écritures, ordonne aux hommes, par rapport aux puissances de la terre. Mais les lois civiles, citoyen (Commissaire, sont Touvrage des hommes : elles peuvent se trouver en contradiction avec les lois de Dieu, et pour lors, il est évident et il nous est ordonné d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Or, parmi les lois de la république déjà émanées, il y en a (je ne vous le cacherai pas) sur lesquelles ma conscience, après l'examen le plus mûr, ne peut aucunement se rassurer. Je ne puis donc moi-même satisfaire à ce que vous exigez de moi, et, par conséquent, il ne m'est permis d'induire les autres à y déférer ; car ce serait grossièrement et indigi;ement abuser de l'estime publique (si toutefois j'ai pu m'en attirer), et du caractère dont je suis revêtu. Je ne puis conséquemment donner Texemple que vous me demandez : au contraire, mon exemple doit affermir tous ceux qui, dans Tordre de la hiérarchie établie par
vicaire pour détourner le clergé à la tête duquel il se trouve de la prestation du serinent prescrit par la loi du 19 fructidor, et que lui-même n'en a prêté aucun ; Considérant qu*une telle conduite est attentatoire aux lois et à la tranquillité intérieure de la République....
[Arrêté le 11 janvier 1798,11 fut conduit à Paris d'abord, puis au delà du Rhin ; il mourut à Ysselstadt d'une maladie contag:ieuse, le ai novembre 1801.]
Pas-de-Calais.
a6 Primaire.
Considérant que le nommé Louis-Philippe Lochtem- BERG, ministre du culte, a constamment prouvé sa haine contre la Révolution française ; qu'il a (sic) sorti plusieurs fois du territoire de la République, qu'il a, en conséquence, été porté sur la liste des émigrés ; qu'il résulte des renseignements pris sur son compte qu'il est retiré actuellement chez sa mère et qu'il y remplit les fonctions du culte ; Considérant que son existence sur le territoire de la République tend à entretenir le fanatisme et à compromettre la tranquillité publique....
Jésus-Christ dans son Église, me sont i^oumis. Si, après les démarches que nous allons faire près les autorités supérieures, vous croirez de votre devoir de sévir contre des innocents, je remets dès à présent mon corps et mes biens entre vos mains, mais mon ftme entre celles de son Créateur, qui est en état, s^l lui plaît, de me délivrer de toute poursuite. » -> ilnnaaire du diocèse de MaliacSj 1S60, p. 4S-49*
Haute-Saône.
a5 frimaire.
Vu difTérentes pièces oflicielles, et notamment la délibération de l'administration municipale du canton de Colombier, département de la Haute-Saône, en date du 8 brumaire dernier; Ck)nsidérant qu*il résulte de ces pièces que le nommé ^Denis Daviot, à la YilleneuTe, n*a cessé de donner, dans tous les temps, des preuves d'incivisme et de haine à la Révolution ; qu'il a employé les manœuvres les plus criminelles pour corrompre Tesprit public, en prêchant constamment la désobéissance aux lois de rÉtat et l'avilissement des autorités constituées....
G. *|- binnamari.