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du passage d’un courant transcérébral, avec électrodes imbi: bées simplement d’eau distillée.
Dans chacun des deux groupes, il expérimenta successivement sur des sujets sains et sur des sujets hémiplégiques.
Les ions employés furent : K, CI, I, Ca, Me.
Voici, résumés, quels furent les résultats de ces exépriences :
A. — DIÉLECTROLYSE TRANSCÉRÉBRALE ORDINAIRE.
a) Sujets sains.
‘ Simple courant continu : pas de variation de l'indice oseillométrique, ni de la pression artérielle,
Introduction d'ions
K, CI : pas de modification notable.
I : augmentation de l'indice oscillométrique, de 10 à 28 p. 100 de sa valeur initiale.
Ca : résultats analogues.
Mg : augmentation de 1, de 15 à 60 p. 100; augmentation de la tension, surtout de la maxima : 4 à 2 centimètres de Hg.
Les variations commencent à partir de la dixième minute du
passage du courant et cessent dix à trente minutes après l’ar-. rêt du courant.
b) Sujets hémiplégiques.
Mêmes résultats qu'avec les sujets sains; mais l'hémisphère lésé se révèle plus sensible à l’action des ions, d’où des modifications plus importantes, dans le même sens que précé-
demment, de To et de la P. À., surtout MX, et principalement avec l’ion Meg.
B. — ABSORPTION DES SUBSTANCES PAR VOIE BUCCALE, SUIVIE DU PASSAGE DU COURANT TRANSCÉRÉBRAL.
Contrôle préalable : simple ingestion des médicaments,
sans électrolyse consécutive; pas d'influence notable sur la pression artérielle.
SLR
Eliopoulos fit passer le courant, d’abord 1 heure après l'ingestion, pendant 30 minutes, puis 24 heures après, et même 48 et 75 heures après.
a) Sujets sains.
Modifications analogues à celles observées précédemment, mais d'intensité et de durée plus importantes (sans doute détermine-t-on ainsi, par l'ingestion, une concentration plus srande des ions dans le sang).
Les variations ‘de la P. À. et de Io se manifestent dès la première heure; elles sont un peu atténuées vingt-quatre heures après; on n'obtient plus rien au bout de cinquante heures.
b) Sujets hémiplégiques.
Mêmes résultats que, ci-dessus : ici encore, les réactions sont plus vives dans le territoire de l'hémisphère lésé.
Les conclusions de ces expériences se dégagent d’ellesmêmes. Dans le deuxième groupe d'expériences, il y a eu incontestablement, et à l’exclusion de tout autre processus, déplacement secondaire par le courant des ions introduits au préalable dans l’organisme, par une voie quelconque, et les résultats ont été les mêmes, et plus accentués, que ceux obtenus par l’ionisation proprement dite. Nous sommes donc fondé à considérer, par généralisation, que le mécanisme essentiel de l’ionothérapie consiste dans l’électrolyse de lion circulant, l'introduction des ions au niveau et par le moyen des électrodes ne représentant plus qu'un mode d'introduction entre plusieurs autres, tels que la voie buccale ou la voie intraveineuse.
Enfin, avant de clore ce chapitre, signalons que des expériences sont en cours, menées par MM. Franquet et Miard, qui se proposent de doser, après traitement, l’iode chez un lapin dans deux des membres, dont l’un aura été soumis à la dérivation électrolytique, et l’autre pas. Nous n’en connaissons pas les résultats.
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Conclusions.
‘ De ces faits incontestables et scientifiquement observés, nous croyons utile de tirer les conclusions suivantes
° —Iln'y a plus eu cette fois simplement introduction d'ions par le courant continu.
— Mais il y à eu appel par le courant, en un point déterminé d'ions introduits au préalable dans l'organisme.
— La substance introduite, pourvu qu’elle soit électrolytique, peut l’être par n'importe quelle voie : buccale, intraveineuse, sous-cutanée, ou même par ionisation préalable, comme nous l’avons vu dans l’expérience de Bourguignon, dite de l’ion circulant. -
— C’est sur la substance portée par la circulation que se produit l’électrolyse, les ions étant appelés, le long des lignes de force déterminées par le courant d’un pôle à l’autre, chacun vers le pôle de nom contraire à sa charge propre.
— Pour rendre les phénomènes plus sensibles, il y a donc intérêt à employer une électrode d’appel de petite dimension, de façon à déterminer à son niveau une densité maxima du courant.
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APPLICATIONS À LA THERAPEUTIQUE AVANTAGES DE LA DERIVATION ELECTROLYTIQUE
Quoique ces données soient d'acquisition toute récente, diverses applications thérapeutiques ont déjà été tentées, et les résultats sont venus confirmer ce que l’expérimentation donnait à espérer.
Parmi ces essais, nous citerons tout d’abord ceux du Docteur Franquet qui fut, croyons-nous, le premier à faire passer dans la pratique ces notions nouvelles. C’est sur quelques cas d’artérites qu'il réalisa ses premiers traitements par dérivation électrolytique. Prenons l’exemple d’une artérite de la tibiale postérieure sur laquelle il voulait faire agir la médication iodée. Il pratiquait tout d’abord une injection intraveineuse d'Iodaseptine Cortial. Puis, après une demiheure de diathermie (qui paraît exercer une influence favorable sur la suite du traitement), il plaçait dans le dos une large électrode négative, et l’électrode positive le long de la projection topographique de la tibiale postérieure, les deux électrodes étant simplement imprégnées d’eau. Par la suite, il appliqua le même traitement à des cas de décalcification post-traumatique, de névralgies faciales rebelles à toutes les interventions antérieures, etc.
De même, Landry introduisit la méthode en thérapeutique oto-rhino-laryngologique, en particulier pour des applications de silicium et d’iode.
Nous donnons plus loin quelques observations typiques où la méthode dite de dérivation électrolytique a été cou-
ronnée d’un plein succès,