OBSERVATION IV
(Due à l’obligeance de M. le Docteur R. FranQuET.)
M. R.., 67 ans, présente un syndrome de claudication intermittente artérielle. Après une marche de quelques minutes, il ressent la crampe algique caractéristique du membre inférieur droit. L’impotence fonctionnelle est rapidement calmée par l'arrêt, pour reprendre après un nouvel effort. Les pulsations de la tibiale sont abolies au palper. Les pulsations de la fémorale sont perceptibles. L'indice oscillométrique est à peine perceptible au mollet.
Pas d’antétédents spécifiques avoués, pas de signes cliniques
PAU 0e
de syphilis tertiaire (absence de leucoplasié buccale, pas de ganglions occipitaux ou épitrochléens, réactions pupillaires normales sans irrégularité irienne, pas de trace d'accident primitif).
Peu de renseignements héréditaires. Trois enfants en bonne santé. Pas de fausse couche chez la conjointe, ni d'enfants morts en bas âge.
Bordet-Wassermann, Hecht, Kahn, négatifs.
Signes d’artériosclérose : Mx, 20; Mn, 10, à l'appareil de Pachon. Urée, 0,54 par litre de sérum.
Sucre, néant.
Le malade est depuis longtemps soumis aux divers composés iodurés, citrate de soude, diurétiques, régime, pour son syndrome artério-scléreux. Une série d’acécoline, à la dose de 10 centigrammes, l’améliore considérablement. +
Mais cette amélioration est transitoire, et deux mois après le dernier traitement, les accidents se reproduisent avec la même intensité.
Il est alors pratiqué une seconde série, mais la claudication apparaît toujours, après une marche plus prolongée il est vrai.
On applique alors le traitement suivant : une électrode métallique entoure le mollet, une autre la cuisse, chacune de 10 centimètres de hauteur. Un quart d'heure de diathermie à la dose thermique la plus supportable. Aussitôt cette application, une électrode positive appliquée le long de la tibiale, depuis le creux poplité jusqu’à la partie inférieure de la jambe, électrode constituée par un tampon de coton ordinaire. Au-devant de cette électrode et isolée de la première, une électrode débordant le tibia de chaque côté : négatif, 6 milliampères, demi-heure,
Le sujet a absorbé 30 gouttes d’éranol une heure avant la séance (pour un cas cité antérieur, il était fait avant la séance une injection d'Iodaseptine).
Ce traitement est répété tous les jours six jours de suite, puis trois fois par semaine les quatre semaines suivantes. Dès la neuvième, il y a une amélioration considérable, et la dix-huitième, disparition de la symptomatologie. Cet état de guérison se maintient
depuis sept mois.
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