‹ La Dérivation électrolytique des médicamentsChapitre 25 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Lanpry.)

Mme H.., 69 ans. Vieille otite sèche. Bourdonnements depuis quatre ans. La voix criée est seule perçue à 0 m. 20 de chaque côté. Tympans fibreux immobiles au Siegle. Vertiges obligeant à accompagner la malade. Au bout de 40 séances d’ionisation au silicate de soude, nous déclare tout son contentement de voir ses bourdonnements atténués « et d'entendre la voix de son petitlils ». A supporté, malgré ses vertiges, des séances de 35 minutes à 1 milliampère,

OBsERvATION II.

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Lanpry.) :

M. D..; dentiste à Reims. Otite sèche postcatarrhale. Audition peu altérée. V. ch. : 2 mètres. Rinne négatif. Malade hypertendu. Bourdonnements intenses lui rendant presque impossible l’exercice de sa profession. Vingt-cinq minutes d’ionisation au silicate de soude. Ingestion concomitante de silicate de soude per os. Au bout de deux mois, peut reprendre ses occupations après disparition des acouphènes. Revu le malade après 2 mois : amélioration maintenue.

OBsERvATION IIL (Due à l’obligeance de M. le Docteur FranQuer.) M. B.. souffre depuis huit ans d’une névralgie faciale vraie, et

tous les traitements ont apporté un soulagement de peu de durée. Il à été fait ionisation au calcium, au salicylate, rayons U.-V, à

A LR En

doses érythémateuses, rayons X. Une première alcoolisation est suivie d’un arrêt de six mois; mais une seconde, non réussie, en fait une méthode que le malade ne veut plus accepter. Inutile d’insister’ sur le fait que les dents ont été inutilement arrachées, ainsi qu'il est presque de règle, ‘que les sinus ont été vériliés; les recherches sérologiques et les traitements anti-anaphylactiques faits.

Ordonné au sujet, sans grand résultat, ou résultat peu durable, l'extrait fluide de Gelsemium sempervirens, puis l’aconitine. Mais il s’agit d’un vieillard atteint de myocardite, et on ne peut dépasser 4 granules de 1/10 de milligramme. D'autre part, il habite join de Reims et ne peut venir faire au cabinet un traitement d'ionisation à l’aconitine. On lui conseille done de continuer à prendre un granule à 6 heures du matin, un à 8 heures, et, à 9 heures, d'appliquer lui-même un traitement de courant continu à l’aide de micro-ionisateurs, une compresse négative couvrant la joue, une positive dans le dos (inverse de l’ionisation). Pendant le passage du courant, les ions introduits dans l'organisme (en circulation optima une heure après ingestion) sont appelés au négatif, et ainsi est réalisée une imprégnation locale extrêmement importante. :

Après 10 séances, alors que l’aconitine seule, étant donnée la faible dose que l’on ne pouvait dépasser, n’apportait qu’un soulagement incomplet, il revint, ne souffrant absolument plus, et cette guérison se maintient depuis six semaines.

Page 1