‹ La dernieère année de Marie AntoinetteChapitre 18 sur 44 · LE DERNIER MOIS AU TEMPLE · texte numérisé non relu

LE DERNIER MOIS AU TEMPLE

Marie-Antoinette était accablée de douleur, mais elle avait encore des grâces à rendre au ciel, elle restait auprès de son fils. Cet enfant si aimable, si aimé, avec ses beaux yeux bleus, ses cheveux blonds, sa physionomie d'ange, était sa consolation, son espoir; il y avait des moments où, lorsqu'elle le regardait, elle perdait, comme par enchantement, le souvenir de tous ses maux. Les mères seules savent ce qu'il y a de profondeur dans cet abîme divin qui s'appelle l'amour maternel. Pour demeurer auprès de Tenfant dont le sourire était si doux, le regard si pur, la reine avait refusé la liberté; c'est pour lui qu'elle était prisonnière; c'est pour lui qu'elle allait mourir sur l'échafaud. Eh bien, elle n'en avait aucun regret. Elle écrivait à Toulan, afin de consoler cet homme dévoué qui avait voulu l'arracher à ses fers : « Je vois tous les

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