‹ La dernière batailleChapitre 13 sur 49 · PRÉFACE XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVII

/Au premier abord il paraît très joli de pratiquer en grand Vexécrable science de faire des pauvres, de ruU ner des milliers de petits épargnistes avec des sociétés, de troubler des milliers de travailleurs avec des spéculations surtout ce qui sert à la vie ou à Vindustrie : spéculations sur les grains, sur les cuivres, sur les sucres, sur les pétroles, sur les nitrates, sur les huiles, sur les cafés.

Encore, lorsque tous ces gens-là sont dépossédés, déracinés, déplantés, expropriés, obligés de changer de métier, réduits à V état errant, faut-il savoir où les mettre...

SHls se tuaient tous, le problème serait simple, mais il en est qui ont le mauvais goût de tenir à la vie, et ils restent. -

Avec un article du Code, on démontre aux premiers qui se plaignent que tout a été parfaitement régulier, et, pour les réconforter, les journaux opportunistes leur débitent quelques calembredaines et leur prouvent que le triomphe du Juif est une des plus précieuses conquêtes de 89, une éclatante victoire sur les préjugés d*aulrefois. Ils trouvent la plaisanterie un peu forte, • mais ils n'osent rien dire... D^ autres viennent^ ils se reconnaissent entre eux, ils se racontent leurs malheurs.. Un écrivain, inconnu la veille, flétrit ces actes antisociaux, il est célèbre le lendemain. Un orateur, comme vousy parle d*un châtiment nécessaire, on V acclame...

Le Juif, en un mot, retrouve devant lui ce Prochain qui n'existait pas pour lui; qui n^entrait pas dans son entendement, ce Prochain dont il n'a tenu aucun compte^ ce Prochain qu'il a foulé aux pieds pour arri^ ver au million...

XVill PRÉFACE

— Vous êtes acariâtre, dit le Juif à ce Prochain. N^auriez^vous pas lu de mauvais livres : la France JUIVE par exemple?

— J'ai lu la France juive, mais je rCai pas besoin de livres pour savoir que vous m'avez tout pris, et je trouve asseï singulier de ne pas pouvoir manger dans un pays qui est le mien... Il serait peut-être temps de restituer un peu...

Que peut répondre le Juif à ces revendications ?

Il s'est mis en dehors du pacte social pour s'enrichir, il ne s'appuie sur aucun principe moral, puisqu'il sait bien que les manœuvres grâce auxquelles il a constitué en quelques années sa monstrueuse fortune, sont des attentats à toute morale divine et humaine, il dit :

— Nous sommes les plus rusés, c'est à nous que doit appartenir Ce monde.

Les autres répondent :

— Nous sommes les plus forts.

Or, on a vu des conquêtes fondées exclusivement sur la Force.

On n'a pas vu de conquêtes fondées exclusiverrient sur la Ruse.

Les Juifs, ces éternels recommenceurs, auront, une fois déplus, essayé d'établir, sur les autres peuples, cette domination anormale et factice qu'ils conçoivent en dehors de. toutes les lois naturelles ou sociales ; ils se heurteront, une fois de plus, aux lois primordiales qui sont antérieures à tous les codes, et qui ont pour raison d'être d'assurer à chacun le droit à la vie.

A la moindre étincelle on voit, comme à Neuilly, la flamme des colères publiques s'élancer jusqu'au ciel et la foule crier : bravo! On jette de Veau sur le feu, on

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