XII PREFACE
toujours et partout une question économique et sociale,/
Quand vous écoutez les turlutaines que vous racontent les Jules Simon et tes Renan, vous n'avez pas plus Vidée de V histoire que vous n'auriez Vidée de la struc^ ture du corpz humain^ en regardant les toiles peintes des baraques foraines sur lesquelles sont représentés des monstres et des phénomènes.
Les faits sont là pour éclairer tout homme d*un esprit probe qui voudra sincèrement être éclairé,
A quel moment de V histoire V autorité de V Eglise futelle le plus unanimement acceptée ? A quel moment son influence fut-elle universellement reconnue ? A quel moment la foi fut-elle la plus vive ? A quel moment VÉglise toute puissante aurait-elle pu s' indigner qu'on tolérât à côté d'elle une religion qui niait la divinité de Jésus- Christ ?
Evidemment ce fut au onzième et au douzième siècle, alors que les rois de France comme Robert lePieuxchantaient au lutrin^ à cette heure
Oà, sous la main du Christ tout venait de renaître. Où le pilais du prince et la maison du prêtre, Portant la même croix sur leur front radieux, Sortaient de la montagne en regardant les deux.
Quelle était la situation du Juif en ce temps-là ? Il suffit, pour le savoir, d'ouvrir la Vie de Louis le Gros écrite par Suger lui-même.
En 1131, le pape Innocent II vient à Paris et célèbre les fêtes de Pâques dans Vabbaye de Saint-Denis dont Suger était abbé.
Tous les corps demétier, toutes les communautés figu vent dans le cortège royal, image d'une société sévère»