‹ La dernière éruption de VésuveChapitre 1 sur 4 · BRUXELLES · texte numérisé non relu

BRUXELLES

HAYEZ, IMPRIMEUR DES ACADÉMIES ROYALES DE BELGIQUE 112, rue de Louvain, 112

Novembre 1904

NOTES ET lliPORMilTlOlVS DIVERSES

I TrifMii et Rakf.

• OnflL/ft^£ ^ichn U£S Mines et de In MHaUurgie du SU mai {904 un iriiêfessant article de M, Francis Lauîi sur la \iil«ur cuinparative des procédés Rgky et par le trépan pour les sondat^es.

L'expérience a povlé sur deux sondages entrepris, dans des lerrains identiques, par ranci eniie Sorié*t! de La Seilk : Vnn à Lesmenils, conduit par la firme atlsmande ,t'ftalÈy, ruiitre^ à Êply. par MM, Plancliin frères et Os ingénieurs-sondeurs à Vichy.

U en résulte <pje pour les lerrains mous et aiig^ileux, le f procédé Haky est supérieur tu^répan; le& avimu^es j^ont tes m< mes dans les lerrains m ave ï1 ne nient durs et, «ns cfiui normaÎLiueni durs, le trépan est bleu supérieur. Mais pour les teri'ains

/-exira-durs, Içs <îcux procédés &ont inférieurs au diamant. Ainsi, b r-esmeni!s. le sondat^f Haky. bien i4U*ayanl marché vertigineusement dans les ai^iûs du Kenpe r, est immobiti^é aux environs de 960 mélrc!i, alors qu'à Ëply le fnf'pan es^t h 660 mètres à peu près,

CeUc expérience permet de lirer groâsv ino(lû\ en aUendanl qu'un ingénieur hardi sache employer résolnnient et e^nctirremmeat les Irois méltiodes dans un même sondage» la conclusion suivante :

^ Méthode Hakij péin commencer dans les terrains tendres el mi-tendres, ttin de prends Tavance jur ïe& concurrenls;

Héthoét du trépan pour conitAujar dans les profondeurs moyennes et dans les terrains durs ; ISélliôâe du dùstmint pour les grandes profooikurs.

Albert Brun. — La dernière éruption du Vteuve.

M. Albert Brun, qui a été témoin des premières phases de l'éruption du Vésuve (^'au 27 septembre), a bien voulu nous adresser l'intéressant article qu'on va lire :

Quelques jours avant le 20 septembre, le Vésuve présentait de légers signes d'agitation. Le souffle habituel qui s'échappe du cratère était plus puissant, plus bruyant, plus chaud; de petits grondements se faisaient entendre de temps en temps. Le 90 au matin, les touristes pouvaient encore s'approcher jusque de petites fumerolles, à 80 mètres environ du cratère ; là quelques pierres arrivaient de temps à autre, lancées par le souffle du volcan.

Brusquement, vers A heures du soir, les explosions se firent beaucoup plus fortes et les projections de pierres plus lointaines, la colonne de fumée plus large; le bruit se faisait aussi moins intermittent, par longues phases, même continu. Il y avait donc toutes les apparences d'une prochaine convulsion.

SÉANCE DU 18 OCTOBUE i9l)4.

Ainsi, supposons ifire i^observaidoo :èQ luinlère parallèle avec un nicol ipôlarjseur) dl monUé;tlai)&it^e 'préparation mince la présence de plusieurs seciioas qi^^Q^IT peut rapporter à un même minéral par leur aspect et i^u^/i^nef. La logique conduit à utiliser immédiatement le mcol tfnalysenf. AdoieUons (cas simple) qu^entre niçois croisés, les 's^fioÂs du minéral s^ét^nent toutes et restent éteintes pour une rotation <;omplète de la platine du microscope (ou des niçois). On peut conclure qu'on a affaire à tm minéral monoréfringent, ou à un minéiral biréfringent uniaxe présentant dans la plaque toutes sections perpendiculaires à Taxe Optique, ou h un minéral biréfringent biaxe présentant dans la plaque toutes actions perpendiculaires à un axe optique (casoù la plaque est tjrès mince et où la biréfringence du minérat est faible)* Àlin d*écarlér deux des hypothèses, on observera iromédiatemeat en lumière ^nvergenie. Supposons que cet examen montre qu'on a affaire à uii minéral monorélitngeuu Qn procédera alors à la recherche de riridice dç réfiraction^u mioérâl, soif par la méthode du .dâc de Chavlues, soit par celle de Becke. Consultant ensuite une liste detninéraux comme celle tfes Bj^tfsiabellm zur mikroêkopischeti, Mine- TiàifMimmMg in Gest^en do RoaenbuSQb^ ou comme celle annexée à Tottvrajie Us mii^étaux éks rock^ de Michel Lévy et Lacroix, on circonscrira le choix du minéral cherché* entre deux minéraux de la liste» que, par eatemple, qm différenciera finalemeiit en faisant intervenir la microehimie.

On pourrait donner mte règle semblaUer pour la plupart des autres cas qui se présenteront.

Toutes ces remarquer n^onUfpMt rii^ à la valeor de Touvrage de M. Rinnê, ifue M. Pervin(||fiè^ a traduit avee une conscience et un talent toul parlicnliers.^Gé liVrei, qui n'était destiné 4^*^ des chii^istes, constituera un vadi^vieoum Indispensable à tam ceux qni s^occnpent de l'emploi du^n^croscope polariaant. Il a ravaotagç dQ ne pas exiger lea connaissances mafbtoiatbfoes que rértament la plupart dés ouvrages savants qui tfaitent tm|llicite^menl de la question, et il explique d'une façon HèB flaire et très simple les phénomènes optiques si compliqués qu'on observe dans l'étude des roches.

E. Math.

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