SCÈNE XI
Les mêmes , Mad. DE ROSE\ AL,
CHARLES, h madame de Rosevah Àh! madame.... je sius perdu!
( 21 ) Biad. DE ROSEVAL.
Vous êtes sauvé! votre oncle est. sous le grand balcon. On a manqué sa trace, et je viens de lui dresser un piège. Kcoutcz-iuoi , Charles. {Elle lui parle bas.)
ADELE , à part.
Que de mystères.... comme on m'abandonne! je ne sais pourquoi. Mais je me faisais autrefois une toute autre idée du mariage.
CHAULES, à madame de Rosemî qui lui a parlé bas.
Comment, madame, vous voulez P
Mad. DE ROSEVAL.
Il le faut, (à Adèle.) Et toi, mon Adèle, suis-moi, il faut aller trouver ta mère, il faut tout lui avouer.
ADELE.
Y f>ensez-vous, ma cousine.
Mad. DE ROSEVAL.
Eb! bien, n'avoue que la moitié. Au fait,c'estbicn assez pour nous autres femmes. Déclare que tu seras malbeureuse si on te sacrifie à un homme que tu n'aimes pas. • ■ viens l
CHARLES
Ah! mademoiselle.
Mad. DE ROSEVAL.
Air : D'un jour à Paris.
A l'instant viens trouver ta mère , Sans détour ouvre lui ton cœur, Tu l'attendriras, je l'espère.
Elle ne veut que ton bonheur !
chari.es.
Oui, cotu'cz près de votre mère, Sans crainte ouvrez lui votre cœur, Vous l'attendrirez, je l'espère.
Et vous ferez notre bonheur !
ADÈLE
Oui, puisqu'il le faut, a ma mère Sans détour j'ouvrirai mon cœur.
Je l'attendrirai, je l'espère, \ Elle ne veut 4ue mon bonhear !
ÏSNSEMBLE.
Mad. DE ROSEVAL,
Allons, reprends un peu d'audace.
Supplie, embiasse-la suitout!
CHARLES, à part.
Ah! Dieu! si j'étais h sa place, A ce prix j'accorderais tout. . .
Ensemble. (Reprise.)