‹ La dernière nuit de don JuanChapitre 42 sur 58 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

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Bah! qu'importe? Comme Attila les paysages, J'ai, sans les déchiffrer, ravagé les visages! Du plus puissant des dieux je reste le fléau! Hein! c'est plus que Tristan? cest plus que Roméo? L'amour, c'est l'un qui souffre et l'autre qui regarde. Et je fus toujours l'autre, et, cela, je le garde! ^ oir pleurer d'un œil froid!

LE DIABLE

Ce que c'est que d'avoir Passé par l'Angleterre!

DOX JUAX.

On compte son pouvoir.

LE DIABLE

Fais la quête!

Comment?

LE DIABLE, [prenant sur la table une coupe et la lui tendant.]

Prends cette frêle vasque.

Chaque spectre d'amour porte, au coin de son masque. Ce soir, comme un bijou, son plus grand pleur durci : Quête, et l'on entendra dans la coupe...

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DON JUAN, quêtant.

Merci.

LE DIABLE

...Le pleur cristallisé tinter comme une offrande.

Pour l'âme de Don Juan! Le Diable vous le rende 1 Merci 1

LE DIABLE

Pour abréger, larmes.

Merci beaucoup I

LE DIABLE

Venez toutes tomber dans la coupe d'un coup I

Merci 1 — La coupe est pleine! Elle étincelle! Lune, Ma vieille associée, argenté ma fortune! J'ai tiré tout cela des femmes !

Parlant aux pleurs.

Tu souffrais?

Tu souffrais?

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