‹ La dernière nuit de don JuanChapitre 43 sur 58 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

[Au Diable.]

Dans^ l'enfer ces pleurs me tiendront frais 1 C'est pour moi qu'il y eut tout cela sur des joues !

LE DIABLE

Donc, c'est avec cela, maintenant, que tu joues?

D0>' JUAN

Que je gagne, Démon! Pour ceux de ton métier, Une coupe de pleurs c'est presque un bénitier!

LE DIABLE

Oui... le Diable se brûle en touchant une larme.

Il fouille dans les poches de son grand habit.

Mais j'ai sur moi...

Il sort une lentille énorme montée d'acier noir. DOX JUAM.

Quoi donc.**

LE DIABLE

La loupe. C'est mon arme.

Il se met à ranger les pleurs sur la table.

Nous mettrons là les vrais, les purs, les sans défauts; Et là, les faux.

» DON JUAX, sursautant.

Comment, les faux.^

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LE DIABLE, poussant les pleurs avec sa loupe.

Faux. Faux. Faux. Faux.

Et ça?

LE DIABLE

Ça, c'est un pleur qu'un retour improviste Aurait trouvé riant avec sa camériste.

Ce gros-là.^

LE DIABLE

Fut versé pour un chapeau manqué ; Mais par un virement on te l'a rappliqué.

Ces deux larmes si longues?...

LE DIABLE

Penh!...

Tu le décrètes I

11 en saisit une tout d'ua coup.

Ah!... quelles sont les plus limpides?

Les secrètes!

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