DEUXIEME PARTIE
DON JUAN, lui montrant celle qu'il lient.
Une secrète, tiens!
LE DIABI,E.
Non. Je peux la toucher.
C'est une qu'on a fait semblant de te cacher. D'où vient que tous ces pleurs, ceux même oii souffre une âme, Je les touche?...
UNE OMBRE
C'est qu'ils étaient dans le programme.
Hein?
l'omere.
Quand on p.end Don Ju:,n, mon cher, c'est pour s'offrir Le luxe de savoir comment il fait souffrir!
UNE AUTRE
Et le goût que prendront nos larmes sur sa bouche!
UNE AUTRE
Il n'est pas étonnant que le Diable les touche, Des pleurs où le plaisir entre pour un carat !
UNE AUTRE
Les larmes qu'on voulut qu'un cruel nous lirât, Ce sont des larmes...
no LA DERNIERE NUIT DE DON JUAN.
Qu'on dévore 1'
UNE OMBRE
Qu'on déguste!
LE DIABLE
Ovide savait ça déjà du temps d'Auguste I
UNE AUTRE
Sur le programme, avec les bonbons et les fleurs...
LE DIABLE. '
Des pleurs dont on jouit ne sont pas de vrais pleurs! — Eh bien, te reste-t-il quelque sceptre de paille.^ Cherche! cherche!
Ce cri répété qui me fouaille Me l'apprend, quelle fut ma grandeur : j'ai cherché! J'étais celui qui croit qu'un trésor est caché, Qu'une fleur bleue existe au haut d'une montagne...
LE DIABLE
Ce que c'est que d'avoir passé par l'Allemagne!
DON juan!
Mais quand on trouve, c'est au'on n'avait pas rêvé !