DEUXIÈME PARTIE
LA VOIX DE POLICHi:SELLE, au fond.
La paillardise !
DON JUA>'.
Âli! c'était bien la peine De se croire un des fronts de l'insolence humaine Pour que le dernier mot reste à Pulcinella!
l'ombre BLANCHE.
Ah! il y eut pourtant un peu plus que cela. Il cache par orgueil son excuse suprême...
DOX JUAN.
Pas d'excuse!
l'ombre BLAXCIIE.
Il n'a pu s'entendre avec lui-même :
Ceux qui ne s'aiment pas ont besoin d'être aimés.
DOX JUAX.
Pas d'excuse! Je meurs, du moins, les poings fermés. Sans t'avoir supplié!... L'Enfer! J'en suis avide!
LE DIABLE, au Pauvre.
Traine-moi jusqu'ici ce beau costume vide Où chacun glissera son rêve...
l38 LA DERNIÈRE NUIT DE DON JUAN.
Hein?
LE DIABLE
Tu vas voir Quel drôle de petit enfer tu vas avoir!
L'enfer des monstres... de Néron... d'IIélioffabale?
LE DIABLE
Non! un petit enfer de toile qu'on trimbale.
Le guignol?... Je veux être un damné!
LE DIABLE
Tu seras Une marionnette, et tu ressasseras L'adultère éternel dans un carré bleuâtre.
Grâce ! l'éternel feu !
LE DIABLE
Non! l'éternel théâtre!
Je ne veux pas...