B. LES PROCEDES A LAMBEAU ANTERIEUR UNIQUE
Ce fut PLanrane qui le premier (1805) proposa de ne former qu’un lambeau antérieur.
PROCEDE DE PLANTADE. — «Deux incisions longitudinales sont pratiquées l’une sur le côté interne, l’autre sur le côté externe. Elles partent du niveau de l’article. Elles descendent parallèlement à l’axe du membre. Une incision transversale réunit leur extrémité inférieure. Ces trois incisions circonserivent un lambeau antérieur dont la longueur est de 9 à 12 em. Le chirurgien rase le fémur en disséquant ce lambeau jusqu’à l'articulation qu'il traverse d'avant en arrière pour terminer l'opération par un très court lambeau postérieur » (in LisFRANC).
Ce procédé est peut-être plus connu sous le nom de procédé de Manec. C'est un procédé très rapide et très commode. SEDILLOT le recommande comme donnant d'excellents résultats opératoires. Sitôt l'opération terminée, le lambeau antérieur, véritable «ceache-misère », retombe sur la plaie et la masque presque entièrement. La technique de MAxEc est plus rapise que celle de PLANTADE, car ici on taille le lambeau antérieur par transfixion.
ProcEDE DE MaANec (1831). — « L’artère étant comprimée sur l’éminence ilio-pectinée, le chirurgien placé en dehors soulève de la main gauche les téguments et les chairs ; de la droite, il plonge le couteau au milieu de l’espace qui sépare l’épine iliaque du grand trochanter, le dirige en dedans en rasant le col du fémur de manière à le faire sortir au devant de l’ischion et taille immédiatement un
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lambeau de longueur convenable dont le bord libre en demi-lune regarde en bas et en dehors. Ce lambeau est relevé par un aide qui prend soin de comprimer l'artère crurale dans son épaisseur. On divise alors largement la partie antéro-interne de la capsule puis le ligament rond, on luxe le fémur, on achève de le désarticuler et l’on coupe les muscles et les téguments postérieurs sans y former de lambeau » (in MALGaAIGNE, Traité de Méd. Opér., p. 674).
PROGEDE DE BAuDEns (1826). — BAUDENS prend soin de charger le plus de parties molles possible sur le couteau à transfixion ; pour cela il empoigne de sa main gauche la racine du membre et fait froncer les téguments pour en conserver davantage (in SEDILLOT).
PROCEDE DE ASHMEAD (1831) analogue à celui de MANEC.