A. LES PROCEDES A LAMBEAU INTERNE UNIQUE
Le plus ancien est le procéde de LALOUETTE, 1748.
PROCEDE DE LALOUETTE. — « Une incision part de la partie supérieure et externe du grand trochanter et va se rendre à la tubérosité ischiatique. Cette incision divise toute l’épaisseur des chairs et met l'articulation à découvert ; le siège de celle-ci étant reconnu, un aïde porte le membre dans la rotation en dedans ; la région postérieure
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de la capsule, le ligament-triangulaire sont coupés avec un bistouri boutonné ; puis la cuisse est fortement fléchie, ramenée sur le pubis pour luxer la tête du fémur ; on traverse alors l’article et, le couteau longeant le côté in terne du membre, on taille un lambeau interne long de quatre travers de doigt environ » (in LisrRAnNc, Précis de Médecine Opératoire).
SEDILLOT à beaucoup vanté le procédé de Lalouette : «Je n'en connais pas qui permette d'arriver aussi sûrement et aussi vite sur l’articulation ; et, bien qu'il faille diviser le ligament rond un peu profondément dans la cavité cotyloïde, cet obstacle disparaît quand on ineise largement le ligament ecapsulaire et l’amputation peut être exécutée en quelques secondes. »
Le procédé de MougLer est encore un procédé à lambeau interne, bien connu, mais ici, au lieu d'aborder l’article par une large incision transversale externe, on commence par tailler le lambeau interne par transfixion.
PROCEDE DE MougLerT, 1759. — «Le membre est placé dans la demi-flexion ; on fait à 2 ou 3 travers de doigt au-dessous du ligament de Fallope une incision cruciale de Ja longueur de 9 à 12 em. ; avec une grosse aiguille dont la pointe est enfoncée dans l’incision externe à un pouce et demi de l'artère crurale, on traverse en passant sous le vaisseau le grêle antérieur et le pectiné ; l'instrument sort dans l’incision interne ; on a soin de ne pas trop raser l'os dans la crainte qu’on ne coupe la ligature quand plus tard on en séparera les chaïirs avec le couteau ; MougLer fait le nœud du chirurgien qu'il serre médio-
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crement … Après s'être assuré que l'artère n'offre point de pulsations au-dessous de la ligature, l’auteur applique un couteau sur le côté interne de la cuisse, à 3 em. environ plus bas que le petit trochanter, son manche est un peu incliné vers l'articulation ; l'instrument rasant le fémur divise les parties molles de bas en haut jusqu'à l'article. Le lambeau est relevé ; ensuite une ineision un peu plus que demi-cireulaire partant du trochantinien vient se rendre de dedans en dehors au trochanter ; à mesure qu'elle le dépasse, elle est dirigée légèrement en bas pour éviter la ligature ; elle s'étend jusqu’au fémur ; alors des positions suecessivement convenables sont données à la cuisse pour faciliter la section de la capsule, de quelques autres parties molles environnant l’article et du ligament triangulaire ; puis l'opérateur traverse la jointure, dissèque les chairs antérieures jusqu’à l’ineision transversale ; son bistouri agit de haut en bas, de dedans en dehors et rase l’os le plus possible, Enfin pour détacher entièrement la cuisse du bassin, les tendons des muscles fessiers sont divisés de dedans en dehors » (in LisFRANC).
Le procédé de DEzPpEcH (1828) est en tout point comparable au précédent ; le lambeau interne est également taillé par transfixion (in BourGErY et JAcoB).
Les procédés de Louis, de Lenoir (1831), de BLasius (1839) sont encore des procédés à lambeau interne.
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