‹ La Désarticulation de la HancheChapitre 31 sur 47 · TECHNIQUE DE MAURICE POLLOSSON · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE MAURICE POLLOSSON

Un tout autre procédé est celui de Maurice PoLLoSsoN ; nous n'avons fait que le mentionner dans le chapitre que nous avons consacré à l'historique des procédés opératoires. En réalité il mérite qu'on s’y arrête, car c'est un excellent procédé très employé encore aujourd'hui.

C'est VEITCH qui en fut l’initiateur ; après lui Vorx- MANN vanta la simplicité de ce procédé. Mais ce fut Maurice PoLLosson qui le vulgarisa en France. Aussi est-il appelé dans quelques manueis, procédé de Verrcn-Vorx- MANN-PoLLosson. Les thèses de CHABRAND (1894), de Jac- QUES (1901), sont entièrement consacrées à ce procédé. Ailleurs il est décrit sous le nom de procédé de FURNEAUX- Jorpan ; peu importe l'appellation.

Ce procédé rappelle un peu celui de RavarTon ; il en diffère cependant par l'ordre des temps opératoires : ici on ampute d'abord et on désosse le moignon ; RAVATON au contraire, désarticulait d’abord à l’aide d’une fente externe, libérait toute l'extrémité supérieure du fémur et amputait en dernier lieu.

Temps préopératoires

Ils sont les mêmes dans l’ensemble que pour la technique précédente. Ici le tube d'Esmarch peut être placé à la racine de la cuisse et y demeurer pendant toute le premier temps de l'opération, 2’est-à-dire pendant qu'on ampute la cuisse. Toutefois, pour empêcher qu'il dérape, il est indispensable de le maintenir attiré en haut par

quelques chefs de bande confiés à un aide. Grâce à ce tube d'Esmarch, le premier temps de l'intervention se réduira à une amputation simple de cuisse sous tube hémostatique.

Les instruments sont à peu près les mêmes que précédemment, mais on aura besoin ici du grand couteau à amputation et surtout d’un jeu de rugines et en particulier de rugines tranchantes. |

Temps opératoires

« Cette opération s'exécute en deux temps, qui sont deux opérations véritablement distinctes » (Précis de Médecine Opératoire Maurice. Pollosson).

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