‹ La Descendance des AlcooliquesChapitre 22 sur 39 · NOT · texte numérisé non relu

NOT

Les premiers sont frappés d’un arrêt congénial de développement, ils naissent imbéciles ou idiots.

Les seconds ne vivent intellectuellement qu’un temps limité ; ils ont des époques critiques qui ne sont que trop souvent le signal de dégénérescences ultérieures irrémédiables.

Mais il ny a pas que la quantité d'intelligence ou d’intégrité corporelle qui soit atteinte. La qualité est aussi influencée. M. Taguet (1) dépeint ainsi les dégénérés dont la qualité intellectuelle à supporté les effets principaux de l’alcoolisme ancestral : « Les enfants des ivrognes, perroquets polyglottes, enfants précoces, météores d’un jour, deviennent, au fur et à mesure que le raisonnement devient indispensable à l’étude, des êtres inutiles, joignant à leur nullité un orgueil qui n’a d’égal que leur ignorance, se croyant aptes à tout et n'étant capables de rien. Un certain nombre finissent par la police correctionnelle ou les assises. Étonné d’une dépravation si précoce, on cherche, on interroge, et le plus souvent on arrive à saisir l’hérédité alcoolique. D’autres appartiennent à cette catégorie d'individus que le bon sens public a flétris du nom de crevés ou de gommeux. C’est la grande classe des imbéciles à prétentions, excentriques dans leur tenue, comme dans leurs actes. »

Les effets de l’alcoolisme sur la descendance sont donc généraux et se manifestent par une diminution en quantité et en qualité de la plupart des organes. Pour étudier de plus près la question, nous allons prendre une à une chacune de ces manifestations.

(1) Taguet, de l’Hérédité dans l'alcoolisme. (Ann. méd.-psych., 1877, p. 16.)

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