Wiener medic. Presse, 1891, p
DES DÉSINFECTANTS
lection sûr et relativement rapide, qui s’applique tout naturellement aux linges contaminés de toute sorte. Cela coûte encore moins cher que le sulfate de cuivre ; 10 à la centimes le kilogr. de carbonate de soude, de quoi faire 50 litres d’une lessive déjà forte. On peut la faire chauffer dans n'importe quelle marmite ; il n'en restera à celle-ci qu’un agent de nettoyage. J’ai idée qu’aux stations-frontières, en temps de choléra, les voyageurs préféreraient voir leur linge plongé dans la lessive plutôt que dans l’eau bleue.
S 2. Les acidse. — Les effets désinfectants des acides se mesurent d’une façon analogue à celle des alcalis. Le minimum nécessaire pour tuer les bacilles du charbon, de la diphtérie, du choléra, lorsque ce résultat doit être obtenu en peu d’heures, comporte une acidité équivalant à 30 centimètres cubes d’acide normal par litre. Pour le typhus et ja morve, il faut aller à 50 et 60 centimètres cubes. La nature de l’acide qui détermine l’acidité est, d'ailleurs, indifférente (Behring). Seulement, il est clair qu’il faut plus d’un acide organique faible, pour obtenir la même acidité, ([ue d’acide chlorhydrique ou sulfurique. L’acidité préalable du milieu, le cas échéant, diminue la quantité nécessaire de l'acide employé comme désinfectant.
0 après Boer ', les acides sulfurique et chlorhydrique tuent, en deux heures, aux doses ci-dessous, les bacilles pathogènes sans spores des maladies suivantes :
1. Boer (O.), Ueber die Leistungsfühigkeit mehrerer chemischer Desin feclionsmiltel bel einigen fur den Menschen puthogenen Bactérien {Zeitschr. f. Hyyien IX, p. 479, 1890).
D'une autre façon, les bacilles en cultures fraîches (fans du bouillon neutre sont tués aux doses suivantes pour 100 :