‹ La désinfection publiqueChapitre 40 sur 74 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Nous nous proposons d’examiner dans ce chapitre, d’une parties conditions matérielles à réaliser, dans l’exécution d’une désinfection considérée au point de vue le plus général ; d’autre part, l’organisation administrative actuelle de la désinfection publique.

A. Exécution d’une désinfection. — La désinfection doit porter sur toutes les surfaces, tous les récipients, toutes les pièces de vêtement et de couchage, tous les objets qui ont pu être exposés à recevoir ou à toucher des matières infectieuses. En dehors des désinfectants dont il a été parlé, elle se fait avec un certain outillage et à l’aide d’un personnel particulier.

1° Objets à désinfecter. — Les locaux. — C'est essentiellement la chambre du malade qui doit être désinfectée, avec tout ce qu’elle contient. Cependant, nos habitudes sont telles que, dans une famille qui a un malade, celui-ci a souvent passé d'une chambre à l’autre pendant la période contagieuse et, surtout, que les personnes qui l’ont soigné ont passé de sa chambre dans la leur, à la salle à manger, au salon commun, sans avoir pris la moindre précaution désin-

fectanto à l’égard de leurs mains, de leur visage, des vêtements avec lesquels ils ont séjourné dans l'atmosphère infeclieuse. Divers ustensiles, des instruments de nettoyage, qui ont fonctionné dans la chambre du patient, sont rapportés en un autre point de l’appartement, sans être l’objet d’aucun soin particulier. De telle sorte que la prudence veut que l’appartemen tout entier soit soumis à la désinfection.

Cela n'entraîne pas une gêne sérieuse dans les logements pauvres, sauf la nécessité de donner aux habitants un abri provisoire et de terminer rapidement la désinfection. D’ailleurs, ces logements sont de dimensions restreintes.

La situation est très différente quand il s’agit de logements luxueux ou même simplement confortables. Ceux-ci sont de quelque ampleur et renferment des meubles, des tentures de prix, pour la conservation desquels le propriétaire a souvent plus de souci que de sa propre santé. Ses objections et les risques réels que courent les étoffes délicates de la part de la majorité des désinfectants sont une sérieuse difficulté. On est souvent entraîné à des compromis et à des moyens termes regrettables. On arrivera peut-être, avec 1 éducation hygiénique contemporaine, à avoir, dans les maisons riches, une chambre de malade à parois peintes à l’huile, ou recouvertes de tentures de cuir, voire de papier vernissé, qui ne craignent pas les lavages antiseptiques, avec un parquet sans tapis, des meubles non rembourrés, un lit sans rideaux, des fenêtres n’en ayant que de ceux qui se lavent, comme le conseille le“Dr M. Mendelsohn - Cela sera une grande simplification, pour peu qu’il n entre dans la chambre du contagieux que les personnes qui y sont utiles, et que ces personnes prennent en sortant, les précautions rationnelles. La désinfec-

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