‹ La Destruction des Ordures Ménagères par la Méthode du Dépôt Contrôlé (volume 2)Chapitre 20 sur 23 · DESTRUCTION DES GERMES PATHOGENES · texte numérisé non relu

DESTRUCTION DES GERMES PATHOGENES

Les partisans de cette méthode de destruction des ordures ménagères affirment que, grâce à cette température de 70°, tous les germes pathogènes, en particulier le bacille d’Eberth, sont détruits. Mais nous savons que certains bacilles, grâce à leurs spores, peuvent résister à des températures de 120°, il est bien évident qu’elles résisteront facilement à cette température de 70°. Mais ces partisans font remarquer que ces germes existent en très grande abondance dans les champs, la fréquence de cas de tétanos observés dans nos hôpitaux de Seine-et-Oise semble bien confirmer que les terres de Beauce sont certainement plus dangereuses qu’un dépôt de gadoues pour la propagation de cette terrible maladie.

Les détracteurs de cette méthode nient que les germes pathogènes sont détruits complètement dans de tels dépôts; ils invoquent les arguments suivants

Il est exact que les bactéries sont détruites en milieu humide et à la température de 75°, mais cette température élevée n’est atteinte qu’au centre de la masse de gadoue. Elle est moins élevée dans les couches supérieures et au niveau des talus inclinés à 45°, les eaux d'infiltration entraiîneront ainsi, dans la profondeur, des germes non détruits.

copier |:

ot

Or les ennemis de cette méthode de destruction des ordures ménagères sont presque tous partisans du procédé d’incinération, pour eux la destruction de ces matières nuisibles doit être totale, malgré le prix de revient élevé des fours. Cette méthode ne peut d’après eux que nous donner entière satisfaction, car elle seule satisfait aux lois de l'hygiène en nous donnant un résidu stérile. Ils n’admettent pas que les spores ne soient point détruites en totalité dans les dépôts contrôlés; selon eux, on ne peut affirmer d’une façon formelle que le terrain sur lequel les tas d’ordures sont établis est absolument imperméable, dans les carrières formées de calcaire, il existe des crevasses ou fissures dites « diaclases > qui permettront aux eaux polluées d’aller contaminer les nappes souterraines dont la température moins élevée permettra aux spores de se transformer en bactéries qui se multiplieront à leur tour. Si ces nappes d’eau souterraines communiquent avec les puits ou les sources du voisinage, l’eau servant à alimentation sera COntaminée.

Page 1