‹ La Destruction des Ordures ménagères par la Méthode du Dépôt ContrôléChapitre 22 sur 29 · ROLE DE LA COUVERTURE · texte numérisé non relu

ROLE DE LA COUVERTURE

Il est de tout premiér plan. À l'abri de cette couche protectrice, les matières organiques diverses entrant dans la composition des gadoues vont subir le phénomène de fermentation comme nous l'avons dit dans un chapitre précédent. La fermentation aérobie ou Erémacausis prédominera dans la couche supérieure, en règle générale, là où la masse d’ordures est perméable à l’air, ce sont naturellement les couches supé-

‘rieures qui reçoivent un apport d'oxygène plus grand

que les couches inférieures, de plus. Comme les gadoues n’ont pas encore subi de tassement au début de leur dépôt, il est évident que le phénomène d’Erémacausis sera favorisé au début par la grande perméabilité de la masse.

Une critique formulée par lies opposants de cette méthode est la suivante :

« Dans les parties où l'oxygène fera défaut, soit que l'épaisseur du tas soit trop forte, soit que les ordures baignent dans de l’eau, il se produira une

décomposition sur l'effet des microbes anaérobies,

décomposition très lente qui permettrait de retrouver, après plusieurs années, des maières encore à peu près intactes, inconvénient grave puisque la dé-

composition des ordures ne serait pas totale. »

no +

La fermentation aérobie étant une réaction oxydante, la température de la masse s'élève rapidement et atteint un maximum de 70° environ. Nous savons que les ordures ménagères contiennent de fines particules de charbon, celles-ci déjà portées à la température de 70° peuvent s’oxyder facilement et élever ‘apidement la température du milieu; il y a là un réel danger d'incendie, c’est d’ailleurs par ce processus que les incendies se déclarent dans les dépôts simples.

Tandis que le feu peut se propager rapidement à toute la masse dans ces dépôts simples en rendant toute lutte d'extinction bien vaine, dans les dépôts contrôlés les couches ne dépassant pas 1 m. 50. D’autre part, la couverture isolant en partie la couche inférieure, en ne laissant passer qu’une quantité réduite d'oxygène rend difficile la propagation d’un foyer d’incendie qui pourrait se déclarer. Chaque fois que le cas s’est produit le feu a été rapidement éteint en renforçant immédiatement la couverture.

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