‹ La Destruction des PouxChapitre 5 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

À partir de 1880 l’évolution de la science parasitologique s’est singulièrement précipitée. Cette évolution a commencé avec la découverte faite par Layeran, de l’hématozoaire du paludisme.

Successivement Patrick Manson montre le rôle du moustique dans l'infection filarienne , puis Laveran s'appuyant sur celte découverte, émet l’idée de la

transmission médiate du paludisme par les diptères,

et en particulier par le moustique. Cette hypothèse, reprise par Ross et Grassi, est vérifiée par eux en 1898, et il leur est donné du même coup d'étudier tout le cycle sexué de l’hématozoaire dans le corps de l'Anophèle. GE 3

Un grand pas était franchi. Il y avait peu de chemin à faire. Un simple effort de généralisation pour penser que les insectes hématophages devaient être tenus pour responsables de la transmission de nombre de maladies d’étiologie inconnue ou mal déterminée. On mit donc en accusation tous les parasites connus.

Les innombrables diptères, les nombreux acariens, les hémiptères : poux et punaises, tous ceux quiétaien

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considérés jusque-là comme des hôtes insüpportables ou dégoûtants, furent chargés des plus noirs méfaits. On enquéta, on vérifia, on contrôla, et on ne tarda pas à apprendre qu'on n'élait pas allé trop loin, bien au contraire. Au fur et à mesure que les recherches avançaient, de nouvelles preuves s'accumulaient contre : les accusés. Ainsi, lentement, la notion de l'hôte intermédiaire s'était constituée pour aboutir aur résultats

suivants :

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