‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 158 sur 302 · LIVRE TROISIÈME. — VENDOME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME. — VENDOME

» Le général Barry : de Lavenay par la Maladerie, sur " Jupiiles.

» Les parcs, les réserves, les ambulances et les convois w devront être placés en arrière des lignes, à au moins » quatre kilomètres, à hauteur de Bouloire , où seront » placés ceux du 17* corps.

M Le grand quartier général, à Ardenay.

» Celui du 21" corps, à DoUon.

» Celui du 17' corps, à Bouloire.

« Celui du général Barry, à Jupiiles.

» Les mouvements s'exécuteront, dès le matin pour le » 2V corps qui a le plus long trajet à faire;

» A huit heures, pour les divisions du 17* corps, en » avant de Saint-Calais;

» A neuf heures et demie pour le 16* corps.

» Le général Barry réglera sa marche sur la distance à » parcourir, de façon à arriver dans ses bivouacs d'aussi » bonne heure que possible.

» Dans tous les corps, les impedimenta devront être » engagés, dès le jour, sur les directions à suivre, de façon » à avoir complètement débarrassé les routes pour le )) moment où les divisions auront à faire leur mouve-

» ment.

» On prendra pour la marche en retraite les disposiw tions prescrites aux instructions d'hier. L'ennemi ne » peut s'engager que sur les routes et chemins. Il est donc " important d'occuper successivement les positions dé- » fensives, en laissant derrière les lignes un rideau de ti- » railleurs, couvert lui-même par un rideau de vedettes » suivant à longues distances.

» Le génie, restant avec l'arrière-garde , coupera les » routes et les chemins , et fera des abalis pour retarder » la marche de l'ennemi.

» Le commandant du 17' corps n'omettra pas de faire

» une forte tranchée au pont sur la Braye, point impor- >î tant sur la route d'Epuisay à Saint-Galais.

» D'après les renseignements recueillis, l'ennemi né » marche qu'avec grande difficulté. Ses troupes sont fati- « guées; ses convois et son artillerie, obligés de suivre les » chaussées, peuvent être facilement enlevés par des coups » de main audacieux. Le général en chef compte qu'il en » sera tenté par la cavalerie légère de chacun des corps. Il » faut, pour cela, de petits groupes de cavaliers choisis, » bien montés et bien commandés, se faisant guider par » des gens du pays et pouvant toujours se replier, soit M qu'ils échouent, soit qu'ils réussissent, sur les positions » que l'arrière-garde doit conserver jusqu'à leur rentrée.

» Pour effectuer ces coups de main, les généraux com- » mandant la cavalerie feront appel à la vigueur de leurs » officiers et laisseront ceux qui se présenteront libres de )» les entreprendre à leurs risques et périls, avec le nombre » de cavaliers jugé nécessaire.

» Notre cavalerie ne peut rester moins audacieuse que » celle de l'ennemi, qui sait nous harceler dans tous nos » mouvements.

» Il sera rendu compte au général en chef de tous ces » coups de main, des noms de ceux qui les auront tentés, » et de leurs résultats.

» Demain, au jour, on fera faire, en avant de chaque » position occupée, des reconnaissances pour déterminer » les positions et les forces de l'ennemi.

» Le général en chef ne peut donner ses ordres que » quand il a reçu de chaque corps d'armée les renseigne- » ments sur les emplacements occupés à la fin de la » marche, les quartiers généraux, les faits de la journée, « et le résultat des reconnaissances. Ces renseignements » ne lui sont parvenus aujourd'hui qu'à sept heures, et » pour la plupart incomplets.

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