‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 188 sur 302 · JANVIER. COMBAT DE VANCÉ · texte numérisé non relu

JANVIER. COMBAT DE VANCÉ

Le 8 janvier , le général de Jouffroy était en retraite : ses troupesde Sainte-Cérotte, par ÉvalHé, Sainte-Osmane et le pont de Monternaux, sur Montreuil-le-Henry ; celles de Saint-Gervais en Vie , par Cogniers, Saint-Georges de la Couée, sur Gourdemanche; la cavalerie et les éclaireurs algériens, vers Vancé. Sur ce dernier point, l'ennemi faisant un vigoureux effort tombait sur le 3* cuirassiers , qui, manœuvrant difficilement sur ce terrain coupé, gUs-

sant et couvert de neige, allait être sérieusement compromis lorsqu'il fut dégagé par les Arabes du colonel Goursaud, qui surent affirmer une fois de plus dans cette occasion et leur valeur et leur hardiesse. La retraite était des plus difficiles; une partie de nos cavaliers dut mettre pied à terre pour inquiéter les artilleurs prussiens des hauteurs de Vancé, tandis que le Goum résistait avec opiniâtreté à l'infanterie par son choc et sa mousqueterie. Forcés de se retirer enfin, par un chemin creux qui était leur seule issue et dans lequel les obus éclataient au miheu de leurs rangs pressés, les Algériens perdirent là une centaine d'hommes tués ou blessés. De son côté, le 3* cuirassiers avait eu son colonel et un officier blessés et une vingtaine d'hommes prisonniers ou disparus.

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