‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 263 sur 302 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

d'ensemble dont toutes nos combinaisons stratégiques restent fatalement empreintes ; mais, pour nous qui avons retrouvé, dans nos soldats improvisés, les grandes qualités militaires qui sont l'apanage inaltérable de notre nation, la cause principale de nos désastres fut notre manque de confiance en nous-mêmes.

Nos belles armées perdues, notre capitale tombée après de glorieux et héroïques dévouements, nous avons cessé de croire à la possibilité de vaincre, alors qu'elle nous restait.

Gardons-nous, cependant, d'en conclure que les armées improvisées sont une garantie suffisante dans les grandes crises qui peuvent encore se produire. Les événements auxquels nous venons d'assister établissent au contraire, d'une façon dès à présent irréfutable, qu'une nation n'est sûre de son indépendance et réellement forte que si son organisation militaire est sérieuse, complète et puissante. S'il subsistait encore un doute, il suffirait de regarder autour de noas : la Russie, l'Autriche, l'Itahe, l'Espagne, l'Angleterre, changent et fortifient leur système militaire; l'Allemagne elle-même, au lendemain des grands succès que celui dont elle disposait vient de lui assurer, n'hésite pas à y apporter de nouveaux perfectionnements. Elle est à l'œuvre; imitons-la sans perdre de temps. Rompons avec ces traditions du passé, respectables sans doute puisque c'est à elles que notre pays doit sa grandeur et ses gloires queiios malheurs présents ne peuvent faire oublier, mais qui ne suffisent plus à l'époque actuelle, où tout est fatalement transformé.

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