‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 272 sur 302 · A. LA REINE ATJGUSTA , A COBLENTZ · texte numérisé non relu

A. LA REINE ATJGUSTA , A COBLENTZ

Versailles, le 18 novembre. Le grand-duc de Mecklembourg a repoussé hier l'ennemi sur toutes ses lignes près de Dreux ; l'adjudant général de Treskow, qui commande momentanément la 17* division, a pris Dreux avec peu de pertes. Fait beaucoup de prisonniers. Poursuite de l'ennemi dans la direction du Mans. Gcillabme.

Versailles , 27 novembre. Dans des combats de reconnaissances devant Orléans, le 24, deux brigades du 10* corps rencontrèrent le 20* corps français dans sa marche en avant, le jetèrent hors de Ladon et de Maizières, et lui firent subir des pertes assez considérables. Le 26, plusieurs compagnies ennemies s'avancèrent contre le 10* corps, furent repoussées, et perdirent, rien qu'en morts, 40 hommes. Parmi les prisonniers -se trouve un général. De Poubielski.

Versailles, 28 novembre. — Le général feld-maréchal prince Charles nous communique : Le 28 , le 10* corps a été attaqué par des forces ennemies infiniment supérieures ; il se concentra près de Beaune-la-Rolande, où il se maintint victorieusement et fut secouru l'après-midi, en ma présence, par la 5* division d'infiinterie et la l" division de cavalerie. Nos pertes s'élèvent à environ 1,000 hommes. Les pertes ennemies très-considérables, plusieurs centaines de prisonniers dans nos mains. Le combat finit vers cinq Jieures.

De PODBIELSKI.

A LA HEINE AVGUSTA.

Versailles , 29 novembre. Le prince Frédéric-Charles annonce :

• Le combat d'hier a été une véritable défaite de la plus grande partie

de l'armée de la Loire, dont tout le 20* corps, probablement aussi le

18* et des fractions du 15* et du 16*, y assistaient. D'après les données

françaises, 70,000 hommes. Le 20« corps a combattu tout entier, les autres en partie. L'ennemi a laissé un millier de morts sur le champ de bataille; on dit qu'il a 4,000 blesses, 1,900 prisonniers, dont le nombre augmente à toute heure. Pertes totales, 7,000 hommes. Le général d'Aurelle est blessé, dit-on. Nos pertes s'élèvent à 1,000 hommes, peu d'officiers. Guillaume.

Versailles, 29 novembre. On n'a pu fixer qu'aujourd'hui, avec certitude, toute l'importance du combat soutenu hier par des fractions delà deuxième armée, surtout du 10' corps jusque après la tombée de la nuit. La plus grande partie de l'armée de la Loire a subi une défaite complète. I>'ennemi a laissé environ 1,000 morts sur le champ de bataille; I,600pii8onnier8 non blessés, dont le nombre augmente à toute heure, sont entre nos mains. Nous avons perdu un canon , après que les chevaux et les servants en ont été tués , et pas tout à fait 1,000 hommes en tués et blessés, parmi lesquels relativement peu d'officiers. De Podbielski.

Versailles , 29 novembre. Le gros de l'armée de la Loire a essayé hier de percer, par un coup de force, dans la direction de Fontainebleau, a rencontré près de Beaune-la-Rolande le 10" corps allemand et fut repoussé par celui-ci, renforcé par la 5* division et la 1" division de cavalerie , en essuyant de grandes pertes en morts , blessés et surtout prisonniers. De Podbielski.

Versailles, 3 décembre. Un détachement bavarois, envoyé en reconnaissance par le grand-duc de Mecklcmbourg-Schwerin , a rencontré hier entre Orgères et Patay des forces ennemies qui s'avançaient en nombre considérable, et revint à sa première position. A la suite de cette reconnaissance, pendant que l'armée était occupée ce matin vers neuf heures à prendre une formation pour se porter en avani , elle fut vivement attaquée sur la ligne Orgères-Baigneaux. L'ennemi, composé des 15* et 16* corps, fut jeté au delà de Loigny, par la 4" division de cavalerie, suivie du l*"" corps d'armée bavarois, pendant que la 22® division d'infanterie, soutenue par la 2' division de cavalerie, prit d'assaut Poupry et s'avança jusque devant Artenay. L'ennemi perdit plusieurs centaines de prisonniers; 11 canons furent pris pendant le combat. Les pertes de notre côté ne manquent pas d'importance; celles de l'ennemi sont considérables. De Podbielski.

A LA REINE AUGUSTA

Versailles , 4 décembre. Hier le prince Frédéric-Charles, avec les 3* et 9* corps, a jeté l'ennemi près de Chevilly et Chilleuis dans la forêt d'Orléans et lui a pris deux canons. Guillaume.

PRISE d'oRLÉANS.

Versailles, 4 décembre , dix heures du soir. Le 3, les colonnes du prince Frédéric-Charles repoussèrent l'ennemi par Chilleurs-aux- Bois et Chevilly dans la direction d'Orléans. Les 3* et 9« corps prirent chacun un canon. Nos pertes sans importance. De Podbielski.

A LA REINE ACGUSTA.

Versailles, 4 décembre, minuit. Après une hataille de deux jours de la deuxième armée et de l'armée de Mecklembourg, le corps Manstein «'est emparé ce soir du faubourg Saint-Jean, de la gare d'Orléans. Les autres corps se tiennent prêts à s'emparer de la ville demain. 30 canons, plus de 1,000 prisonniers. Pertes modérées; la division Wrangel est celle qui a fait le plus de pertes. Guillaume.

A LA REINE AUGUSTA

Versailles, 5 décembre. Orléans a encore été occupé cette nuit, sans assaut. Que Dieu en soit loué ! Guillaume.

Versailles, 5 décembre. Le prince Frédéric-Charles a pris possession de la ville d'Orléans dans la nuit du 5, après une bataille de trois jours et après avoir pris d'assaut, dans la soirée du 4, les faubourgs et la gare de la ville. Déjà 40 canons et plusieurs milliers de prisonniers sont entre nos mains. L'ennemi est poursuivi sans cesse. Nos pertes sont en rapport avec le succès. Guillaume.

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