‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 273 sur 302 · TÉLÉGRAMME DU ROI A LA CRANDE-DUCBESSE MÉRE DE MECKLEMBODRG- SCHWERIN · texte numérisé non relu

TÉLÉGRAMME DU ROI A LA CRANDE-DUCBESSE MÉRE DE MECKLEMBODRG- SCHWERIN

Versailles , 5 décembre. Ton fils en trois jours a remporté trois victoires, le 2 à Bazoches, où il a pris 12 canons, le 3 à Chevilly, où il a pris 3 canons, le 4, au nord et à l'ouest d'Orléans, où Treskow a pris trois villages d'assaut, 22 canons et 5,000 prisonniers. Combien je m'en réjouis pour Fritz. Les 3 et 4 les armées tle Fritz et de Charles ont combattu en même temps devant et dans la forêt d'Orléans; hier au soir Manstein a enlevé le faubourg Saint-Jean et occupé la ville encore dans la nuit. Un événement très-important et très-glorieux. Les pertes ne sont pas trop fortes.

A LA REIKE AUGUSTi.

Versailles, 6 décembre. Il a été pris près d'Orléans plus de 10,000 prisonniers, 77 canons et 4 chaloupes canonnières. Treskow a enlevé d'assaut Gidy, Janvry, Pruns, la voie ferrée fortifiée, et à minuit était dans Orléans. Guillaume.

Versailles, 6 décembre. S. A. R. prince Frédéric-Charles télé-

graphie d'Orléans : Jusqu'à présent 77 canons et environ 10,000 prisonniers non blessés entre nos mains, ainsi que 4 chaloupes canonnières, chacune armée d'une pièce de 24. La poursuite se continue. v

De Podbielski.

D'Orléans à Tours et à Vendôme.

A LA REINE AtlGCSTA.

Versailles, 8 décembre. Hier au soir un combat vif et heureux d'^la il" division dans sa marche vers Blois à mi-chemin de Meung; nous nous attendons là-bas à une résistance plus forte encore; pris un .canon et une mitrailleuse, faii 150 prisonniers. Guillaïme.

Versailles, 8 décembre. Dans sa marche sur Beaugency, la 17* division rencontra hier, à l'ouest de Meung, un corps ennemi nouveau composé de quinze à dix-sept bataillons avec 26 canons, et le repoussa de toutes ses positions dans un combat très-vif, auquel la 1" division bavaroise put encore prendre une part décisive. L'ennemi a perdu 260 prisonniers, un canon, une mitrailleuse. Le même jour, la 6* division de cavalerie à Salbris et l'avant-garde du 3* corps d'armée à Nevoy, au nord-ouest de Gien , livrèrent des combats heureux contre l'arrière -garde de l'armée de la Loire continuant sa retraite. De Podbielski.

A LA HEINE ALGUSTA.

Versailles , 9 décembre. Le grand-duc de Mecklembourg a livré hier et avant-hier des combats sérieux devant Beaugency aux débris de l'armée de la Loire, augmentés par des renforts de Tours; combats victorieux, la ville occupée, fait 1,500 prisonniers, pris 6 canons. La deuxième armée avec des forces moindres poursuit d'autres débris sur la route de Bourges. Guillaume.

Versailles , 9 décembre. Après le combat victorieux du 7 décembre , les 17* et 22* divisions avec le 1*"" corps bavarois continuèrent leur marche en avant vers Beaugency. L'ennemi développa entre Beaugency et la forêt de Marchenoir, outre les troupes qui avaient été engagées le premier jour, au moins encore deux corps d'armée de l'armée de la Loire qui, en partant d'Orléans, avaient battu en retraite dans des directions divergentes , et il chercha à arrêter par tous les moyens la marche en avant de nos troupes. Celles-ci, néanmoins, gagnèrent sans cesse du terrain, et s'emparèrent successivement de Gravant, Beaumont, Messas, et enfin de Beaugency. 6 canons et plus de 1,000 prisonniers tombèrent dans nos mains. Le 9, nous ai'rachâmes à l'ennemi les lieux encore occupés par lui , Bonvalet,

480 APPEr<JDIGES.

Villorceau et Cernay, en lui faisant encore de nombreux prisonniers. L'important nœud de chemins de fer, Vierzon, est occupé par nos troupes. De Podbielski.

Meung , 9 décembre. Aujourd'hui un nouveau combat très-vif de toutes les troupes de la fraction de l'armée du grand-duc. L'ennemi a été repoussé de sa forte position près de la forêt de Marchenoir; nous avons fait beaucoup de prisonniers. De Stosch.

Versailles, 10 décembre. Après les combats des derniers jours, on a dû accorder un repos, le 10, aux troupes sur la Loire. Cependant l'ennemi chercha le matin à reprendre l'offensive avec des forces considérables; mais il fut repoussé dans un combat qui a duré jusqu'à la nuit et dans lequel l'artillerie seule a été engagée. Nos pertes trèsinsignifiantes. Quelques centaines de prisonniers entre nos mains.

De Podbielski.

Versailles, 11 décembre. Des fractions du 9* corps d'armée ont, le 9, rencontré à Montlivault, près de Blois, une division ennemie, dont l'attaque a été repoussée d'une manière décisive. L'aile gauche du corps chassa l'ennemi de Chambord , opération dans laquelle un bataillon hessois s'est emparé de 5 canons. Le Z* corps d'armée a poursuivi le 8, jusqu'au delà de Briare, l'ennemi battu à Nevoy.

De Podbielski.

a la reine augusta.

Versailles , 12 décembre. Après les combats de quatre jours autour de Beaugency, qui tous se sont terminés d'une manière victorieuse pour nous, bien qu'à cause de la supériorité numérique de l'ennemi nous n'ayons pas gagné beaucoup de terrain, l'ennemi d'une façon tout à fait inattendue s'est retiré aujourd'hui sur Blois et Tours, probablement à la suite des pertes considérables qu'il a subies, les nôtres ayant été peu importantes. Beaucoup de ses déserteurs se présentent chez nous sur la Loire , comme à Rouen. Les gardes mobiles en grand nombre jettent leurs armes et leur équipement et retournent chez eux; mais il en reste encore bien assez. Guillaume.

Versailles , 12 décembre. L'ennemi s'est retiré le 11 devant nos corps stationnés autour de Beaugency. Nos troupes le poursuivent.

De Podbielski.

Versailles , iZ décembre. Blois a été occupé par nos troupes le 13.

De Podbielski.

APPENDICES. 4St

Versailles, 15 décembre. Dans la poursuite de l'ennemi jusqu'à Oucques et Maves, la fiaction de l'arme'e du grand-duc de Mecklembourg a ramassé, le 13, 2,000 maraudeurs ennemis. De Podbielsku

N» 268. Au général en chef, à Artenay.

3 décembre 1870, quatre heures du matin.

Les généraux du 17" corps sortent d'ici ; ils déclarent que leur* troupes sont dans des conditions telles qu'il leur est impossible de faire un mouvement demain; beaucoup d'hommes sans souliers, pas de distribution faite, tous très-fatigués.

Ne connaissant point encore vos instructions, et voulant être en mesure autant que possible de les remplir quelles qu'elles soient, je prescris au général Guépratte, commandant le 17* corps, en l'absence du général de Sonis blessé et disparu , de prendre ses dispositions pour distribuer des vivres et être jjrêt dans la matinée.

La division de Flandre, que je croyais à Gommiers, a rétrogradé cette nuit jusqu'à Patay. Signé : Ch&hzt.

Général en chef au général Chanzy, à Saint-Péravy.

Saint- Péravy, d'Artenay, le 3 décembre 1870, trois heures quarante du matin.

Dans la situation où nous a placés l'engagement d'aujourd'hui, il est impossible de mettre à exécution une marche sur Pithiviers ou tout mouvement en avant, et nous sommes dans la nécessité de battre en retraite pour reprendre nos positions. Je suis trop loin de vous pour pouvoir vous soutenir efficacement, et d'un autre côté j'apprends qu'il s'est fait sur ma droite, dans la soirée, une concentration d'artilleine. En disant donc ma démonstration sur les derrières de l'ennemi, je serais exposé à être pris moi-même à revers. Si vous étiez en mesure de prendre l'offensive, le mouvement serait excellent, mais du moment où cela vous est impossible, le mouvement pourrait être très-dangereux. Signé : d'Acrelle.

Général en chef au général Chanzy.

Saint-Péravy, de Chevilly, le 3 décembre 1870, dix heures du soir.

Au plus vite je vous ai envoyé trois dépêches cette nuit, et je suis fort surpris que vous n'en ayez reçu aucune à six heures du matin. Je vous ai donné deux fois l'ordre de battre en retraite sur les positions,

en vous faisant connaître qu'étant menacé moi-même du côté de l'est, il ne m'était pas possible de faire une démonstration sur le flanc gauche de l'ennemi sans m'exposer à être pris à revers. Au moment oii j'ai commencé mon mouvement de retraite, à neul' heures ce matin, on m'a signalé des colonnes nombreuses au delà de Buan. Siyné : d'Aurelle.

N» 267. Au général en chef, à Saran.

Saint-Péravy, 3 décembre 1870, cinq heures du foir.

Je trouve à Saint-Péravy votre télégramme de dix heures vingt-cinq minutes. J'ai reçu et exécuté l'ordre que vous m'aviez donné; le 16* corps reprend les positions de Boulay, par Bricy, Coinces, Saint-Péxavy; j'installe le 17» corps à Saint-Sigismond, Gémigny , Bozières et Couhniers.

La deuxième division du 16* corps a l'ordre, avant de prendre ses cantonnements de Boulay, de se porter, par l'Encornes et Huêtre, sur le flanc ou sur les derrières de l'ennemi, dont j'entends la canonnade avec le 15'corps. Toutes les routes sont encombrées de matériel et de convois. Si nous étions obligés de céder rapidement nos premières positions , l'encombrement redoublerait sur la route d'Orléans. Peut-être la ligne de retraite des 16* et 17* corps devrait-elle être directement sur la Loire, au-dessous d'Orléans, si les ponts de Beaugency ont été rétablis, ce que je vous demande de me faire connaître. Siyné : Cuanzt.

N° 269. Au ministre de la guerre , à l'ours.

Saint-Péravy, 3 décembre 1870.

Me conformant aux ordres du général en chef, j'ai ramené aujourd'hui le 16* corps sur ses anciennes positions de Boiday à Saint-Péravy, et établi le 17* à Saint-Sigisuiond, Bozières, Gémigny et Coul- Baiers. La retraite, menacée par des masses ennemies considérables, s'est opérée dans le meilleur ordre possible après Ja rude journée d'hier. L'ennemi a beaucoup souffert. Nos pertes sont nombreuses et regrettables; beaucoup de notre artillerie démontée; las hommes fatigués. — Le 15* corps est aux prises avec l'ennemi. J'ai envoyé au canon la division Barry, qui est encore engagée en avant de l'Encornes.

Un nouveau mouvement de retraite, s'il était nécessaire, s'opérerait difBciiemeut sur Orléans pour les 16* et 17* corps dont le matériel roulant ob.sirue les routes. Je crois à un efTort complet de l'ennemi sur l'aiiuée de la Loire. Sijné : Cuakzy.

API'I^lNDICES. M3

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