‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 96 sur 302 · LIVRE DEUXIEME. — JOSNES · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME. — JOSNES

» vigueur, enlever la ville de vive force et essayer d'y faire » prisonniers tous ceux qui l'occupaient.

» Malheureusement, ma dépêche pour le général Tri- >' part/ ne put lui parvenir à temps, le porteur s' étant " égaré au milieu de l'obscurité de la nuit, dans un pays :> qu'il ne connaissait pas. Du reste, des ordres ultérieurs ' que je ne tardai pas à recevoir de vous annulèrent toute i) offensive de notre part. L'absence de tout parc d'artil- " lerie pour le 16" corps, le manque d'une réserve snffi-. " santé de cartouches d'infanterie, rendaient dangereux ') un tel mouvement, du moment où il était difficile de le «poursuivre '. »

Avant de connaître ce qui s'était passé à Beaugency, et croyant au succès sur toute la ligne, le général en chef avait donné, le 8 au soir, en rentrant du champ de bataille à son quartier général de Josnes , les instructions ci-après , qui indiquent, avec les mesures à prendre pour le 9, les dispositions arrêtées pour compléter autant que possible l'organisation de l'armée.

« Au grand quartier général de Josnes, le 8 décembre 1870.

» L'ennemi a tenté aujourd'hui de nous déloger de nos positions. Il a attaqué successivement à Saint-Laurentdes-Bois , en avant de Poisly, sur Gravant, et en avant de Villorceau. D'après les renseignements fournis par les prisonniers , toute l'armée ennemie aux ordres du prince Charles a été engagée, avec une nombreuse artillerie. Nous avons soutenu partout cet effort avec beaucoup de vigueur et d'ordre, et nous sommes restés maîtres de

' Voir la note 8 de l'appendice du livre II. *

raV LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOIRE.

» nos positions après avoir fait subir à l'ennemi des pertes )' considérables. Il faut que tous s'inspirent de ce nouveau )• succè» et y puisent la confiance; nous devons conserver lî nos positions et résister encore si les Allemands font un 1' nouvel effort demain.

» La position est la suivante :

» A l'aile gauche, de Poisly à Lorges, la division de • cavalerie du 16* corps et la 2" division du 21% soutenues ' par les réserves que le général Jaurès a envoyées de » Marchenoir; de Prenay à Villemarceau, par Ourcelles, )) les trois divisions d'infanterie du 17* corps; la cavalerie » au clos Moussu; la Indivision du 16* corps à Villorceau; >; les troupes aux ordres du général Camô , du ravin de » Vernon au Grand-Bonvalet, par Pierre-Couverte.

» Si l'ennemi attaque demain , on prendra les mêmes » mesures que celles prescrites pour hier et aujourd'hui, )• en ce qui concerne la disposition des troupes et la direc- » tion à donner aux convois, afin de les éloigner de tout )) danger et d'éviter qu'ils ne gênent les mouvements. )' Chaque commandant de division devra indiquer exacte- » ment à ses voitures la direction qu'elles devront prendre » et le point sur lequel elles devront s'arrêter pour atten- )) dre de nouveaux ordres , en déterminant ces directions » de retraite d'après les instructions qui ont été données )! pour le cas où l'armée aurait à se repher. Chaque com- » mandant de corps d'armée établira ses réserves d'artil- 1) lerie de façon à les avoir sous la main sans les compro- » mettre , et à assurer rapidement le réapprovisionnement » des corps et des batteries en munitions.

» La cavalerie devra être placée de façon à pouvoir " profiter de toutes les occasions pour tomber sur l'en- « nerai. C'est aux généraux qui la commandent à apprécier » le moment opportun de donner; ils ne doivent pas )' hésiter à l'engager à fond : une action rapide de cette

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