INTRODUCTION. XXXVII
volonté de celui qui la fait. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle proclame ainsi, à l'image de la tyrannie des rois, le despotisme de la multitude. En accordant à l'individu cette indépendance sans bornes. et sans frein, elle méconnaît la règle éternelle du bien, cette loi souveraine qui reste supérieure à toutes nos résolutions, et, bon gré, mal gré, dans notre esprit même, les condamne ouïes approuve, suivant qu'elles l'offensent ou s'y conforment. Les disciples de Montesquieu n'acceptent pour maître ni prince, ni noble, ni peuple, ni un homme ni une collection d'hommes. Leur unique souverain, c'est le Bien et le Vrai. S'ils rencontraient quelque part le Vrai absolu, le Bien parfait, ils se soumettraient obéissants. Mais, qui ne le sait? on ne les trouve pas dans notre infirme humanité. G'estdonc notre lot d'en reproduire seulement la moins imparfaite expression, d'en recueillir partout jusqu'aux rayons les plus faibles, pour composer de leur ensemble le faisceau le plus fort et Je plus lumineux. Voilà pourquoi il ne suffit même pas que l'humble citoyen écoute, suive de loin, contribue à former l'opinion publique. Les parlementaires craintifs qui s'en spnt tenus là ont nui à leur autorité et à leur cause, en n'allant pas jusqu'au bout dans les conséquences certaines de leur principe. Il est nécessaire, comme il est
. Sa», «o,
a «"^ ,; Ce " 6f c °''«. r 6 ''
""«le
1 soi
Peut lice
'-«il, •« w „ ""«orfn. ' c! ' rai * a u,
éarm* 'Oi. H,/ e /„ ' «n'A x . ' e *«,*--.
port. Ce
<<<Jo
«en,, """ti
K0.1 "'"'a s "eao
rfe.
^u'a u la
«Os-