‹ La développement de la constitution anglaise depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 34 sur 69 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

hommes, parce qu'ils ne se soumettent qu'à leurs intérêts ou à leurs caprices formulés en lois. Je réserverais plutôt mon admiration pour ceux qui inclinent spontanément leur volonté , reconnue injuste, devant l'idéal de la Raison. Après cette critique, qui peut aussi passer pour un éloge, suivant le point de vue auquel on se met et le camp où Ton se range J'en hasarderai d'autres. Je pourrais, par exemple, relever l'injustice flagrante avec laquelle l'auteur, tout plein qu'il est de sentiments religieux, juge le catholicisme et la papauté, si ce n'était là un terrain sur lequel un Anglais se montrera toujours intraitable. Mais où je ne voudrais pas désespérer de ma cause, c'est en essayant de le ramener à une appréciation plus équitable et moins partiale de notre race.

Lorsque M. Freeman oppose les Teutons aux Welches, les races latines, qui ne seraient pas aptes à la liberté, aux races germaniques, qui en auraient fait leur monopole, je lui pardonne sa prédilection enthousiaste pour les aïeux dont le sang coule dans ses veines ; mais j'en appelle de son patriotisme exalté à sa science même et à sa droiture. Est-il possible détenir pour non avenus les bienfaits indéniables dont le monde moderne — à part l'Angleterre, s'il faut l'excepter — est redevable à la

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