‹ La développement de la constitution anglaise depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 41 sur 69 · L NOTES DE L'INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L NOTES DE L'INTRODUCTION

Bossuet développe cette pensée. Il explique que « la liberté excessive se détruit elle-même » ; — que , « d'autre part, l'autorité, qui de sa nature croît toujours, dégénère en tyrannie » ; — que « l'intérêt particulier, qui fait que de part et d'autre on pousse plus loin qu'il ne faut môme ce qu'on a commencé pour le bien public, ne permet pas qu'on demeure dans des conseils modérés » ; — qu'enfin « entre ces deux extrémités un peuple sage doit trouver le milieu ».

N'est-ce pas là une leçon que nous n'avons jamais eu plus grand besoin d'étudier qu'aujourd'hui môme?

(4) Milton :

For orders and degrees Jar not wilh liberty, but well consist.

Bossuet, les Empires :

« Le peuple le plus jaloux de sa liberté que l'univers ait jamais vu se trouva en môme temps le plus soumis à ses magistrats et à la puissance légitime. »

(5) La constitution de la noblesse en Angleterre n'a entraîné que des modifications dans la loi civile. Or, il est de toute évidence que les lois civiles peuvent varier sous le môme régime politique, démocratique ou autre, sans en altérer la nature.

(6) Le principe des institutions anglaises est si peu atteint dans cette question que, partout où la libre occupation du sol n'a pas été limitée comme dans la mère patrie, on a vu ce principe déployer à l'instant toute sa force démocratique. Ainsi en Australie, ainsi dans l'Amérique anglaise. Si le droit statutaire a quelque chose d'aristocratique, la coutume saxonne au contraire, la common law, était d'essence si populaire qu'elle admit tout d'abord le suffrage universel môme. On ne se souvient peut-être pas assez que le suffrage universel fut en vigueur en Angleterre, pour les élections à la Chambre

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