‹ La dévotion à saint Antoine de Padoue [microforme] (volume 3)Chapitre 17 sur 19 · EE LE · texte numérisé non relu

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“ francs pour le pain des pauvres.”

Bien peu de jours après, il venait rendre grâces à celui qui s'était fait son avocat et son protecteur. Sa foi était grande ; il avait même fixé à saint Antoine le temps où il devait opérer le prodige. fl n’a pas été trompé dans sa confiance. Cette espérance audacieuse obtient des prodiges surtout en Italie où elle est comme nationale. (La Voix de saint Antoine.

—Un gentilhomme perdit un anneau d'une grande valeur. Il l’avait laissé tomber à la mer. Comptant peu sur l'efficacité de ses prières, il s'adresse à des religieux conventuels, etles supplie d’intercéder pour lui auprès &e saint Antoine, afin que son auneau lui soit rendu: et, pour donner plus de poids à sa requête, il joint à son message l'envoi d’un poisson superbe. Les bons religieux se mettent en priè-

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res, et, lorsque l’on ouvre le poisson pour l’apprêter, on trouve dans son corps l'anneau perdu par le gentilhomme.

— Un missionnaire,de passage en France, alla à Toulon, chez Mlle Bouflier. ‘“ Puisque saint Antoine de Padoue est si bon,lui dit-il, chargez-le de me trouver deux cents francs, somme qui m'est indispensable, dans mon île, pour acheter un bateau, sans lequel je ne puis me confesser tous les quinze jours.

La pieuse demoiselle promet alors deux kilogratames de pain à saint Antoine, si quelqu'un lui apporte les deux cents francs. Le lendemain, se rendant à la messe, elle rencontre une dame en deuil qu’elle n'avait jamais vue. Cette dame lui demande si le missionnaire, qui est venu chez elle, à quitté Toulon, et la prie de lui remettre une lettre

à son adresse. (Cette lettre contenait deux billets de banque de cent francs chacun.

Plus près de nous s’opèrent des merveilles non moins étonnantes.

Saint Antoine est à peine installé à l'Hôtel-Dieu Saint-Vaillier, à Chicoutimi, qu'il commence à faire sentir son pouvoir.

On nous pardonnera de citer quelques traits dont l’authencité est absolument incontestable. Nous les tenons des personnes mêmes qui ont été l’objet des faveurs du Thaumaturge.

— Un brave hommeavait eu le reoret, comme tant d’autres, hélas :

de voir un de ses fils s'éloigner de la maison paternelle pour aller, à l'étranger, gegner un peu d'argent.

Le jeune homme fut d’abord fidèle à donner de ses nouvelles, mais ensuite ses lettres vinrent à de plus longs intervalles, et, à la fin, il ces-

sa tout à fait d'écrire à ses parents.

Ils eurent beau lui adresser lettres sur lettres ; rien ne vint. Plusieurs années se passèrent, et ils ne reçurent pas davantage de nouvelles de l’absent. On juge de la mortelle inquiétude dans laquelle était plongée toute la malheureuse famille.

Enfin, dernièrement, lorsque s'établit à Chicoutimi le Pain de Saint-Antoine, on entendit parler, dans la famille, des merveilles opérées par le bon Saint, et l’on décida de lui faire une promesse de pain, afin d'obtenir les nouvelles désirées. Quelques jours après, le père de famille fit rédiger la promesse, et alla lui-même la porter à saint Antoine Le Jendemain, une lettre du fils annonçait qu'il était très bien, et ramenait la joie parmi les siens.

Le père ne voulut pas tarder à remplir sa promesse. Il avait cons-

taté que son fils avait écrit sa lettre à peu près dans le même temps qu'il avait été résolu,dans la famille,de promettre à Saint Antoine du | pain pour ses pauvres.

Ainsi la faveur ne s'était pas fait attendre.

— À l'Hôtel-Dieu Saint-Vallier, la Sœur infirmière avait égaré une cuiller d’argent, à laquelle était attaché un précieux et doux souvenir : cette cuiller provenait d'un service apporté à la communauté par une relligieuse, que la mort a maintenant ravie à l'affection de ses compagnes, -

On fit des recherches, mais elles furent vaines. L'infirmière pria et fit prier saint Antoine, puis on chercha encore. Tout ce qu'il y avait d'armoires à l’infirmerie, et dans les appartements où la cuiller d'argent pouvait avoir été transportée, furent de nouveau soigneu-

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LE PAIN DE SAINT-ANTOINE 59 PA sement vidées, mais sans plus de

succès. Lacuiller resta introuvable. Pourtant, l’iufirmière ne se découragea pas, et continua d’invoquer le bon Saint, tandisque les autres perdaient tout espoir.

Une nuit, une malade l'appelle.

Elle court à une armoire,et,lorsqu'’ellel'ouvre, un objet dur lui tombe sur la tête. Dans son empressement, elle ne cherche pas à savoir quel est cet objet, et ne pense pas du tout à sa cuiller. Du reste,comment aurait-elle pu supposer que c'était elle, puisqu'on avait déjà à plusieurs reprises vidé et épousseté cette armoire dans tous ses recoins ?

Elle va donc, sans retard donner à sa malade les soins requis, et se remet au lit. Le lendemain matin.” elle veut connaitre quel objet lui est tombé sur la tête, pendant la nuit. Quelle ne fut passa surprise en apercevant sur le plancher,

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près de l'armoire, la cuiller qu'elle avait tant cherchée! Or,comme cette salle est peu élevée, l'armoire touche au plafond parle haut, et la porte en est trop basse, pour qu’un objet placé à l’intérieur puisse tomber sur la tête d’une personne qui l'ouvre. D'où la cuiller est-eile venue ? Comment'a-t-elle pu tomber ainsi ? Là est le merveilleux. C’est tout à fait inexplicable. Il faut admettre que saint Antoine lui-même a voulu la rendre d’une manière évidemment miraculeuse.

Voici un autre fait non moins admirable :

— Une dame s’aperçut avec peine un jour que deux bagues en or,deux

souvenirs de famille, auxquels elle

tenait beaucoup, étaient disparues de sa table à toilette, où elles les avait laissées. Son chagrin redoubla lorsqu'elle constata que, selo : toute probabilité, elle les avait par mé-

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garde jetées au feu avec quelques chiffons de papier. Elle pria saint Antoine, chercha dans la cendre, et netrouva rien. Elle fit part de sa peine à un serviteur de saint Antoine qui ranima sa confiance, en l’assurant que je Saint aux miracles pouvait lui rendre intacts ses bi- Joux, eussent-1ls passé des années dans le feu. Nur son conseil, elle promit quelques pains pour les pauvres de saint Antoine, mais sans grand espoir d’abord, car déjà quelques semaines s'étaient écoulées depuis le malencontreux accident, et, à sept ou huit reprises, on avait allumé du feu dans le poêle où elle avait jeté ses bagues. Pourtant, en recommençant ses recherches, sa confiance revint. Deux fois, elle remua les cendres, examinant minutieusement, mais saus plus de suc-

&S qu'auparavant. Cependant, sa loi croissait pour ainsi avec l’appa-

rente impossibilité de réussir.

Elle se met à genoux, invoque avec plus de ferveur saint Antoine, et lui renouvelle sa promesse. Puis, une troisième fois, elle recommence ses recherches, et se remet à fouiller la cendre. C'était la dernière épreuve. N’ayantrien trouvé, elle repoussait, triste et découragée, les cendres à leur place, quand, au dernier coup de plumeau, les bagues tombèrent dans le cendrier. On conçoi tla surprise de la pieuse dame, et sa reconnaissance envers saint Antoine.

Les bagues portaient, il est vrai, des traces de leur séjour dans le feu ; mais une légère réparation suffit pour les remettre à neuf.

Voilà des faits authentiques et

bien propres à ranimer la confiance au grand saint Antoine. Ils prouvent que, si les prières ne sont pas exaucées du premier coup,il ne

faut pas se décourager, mais redoubler de ferveur et d’instances. On finit ainsi par obtenir ce que l’on demande, quand ce n’est pas contraire au salut. Ils prouvent encore que le bon saint Antoine est sensible aux promesses de pains qu'on lui fait au profit de ses pauvres.

Mais, pour être exaucé, il ne suffit pas toujours de déposer sa demande ou sa promesse dans le tronc au pied de sa statue. La chose serait par trop focile. Il faut aussi prier. Ce que Dieu exauce, ce n'est pas la démarche extérieure ; c’est le cri du cœur en détresse, ce cri de foi qui porte vers Dieu toute l’espérance, qui résume tous les désirs de l'âme.

Les Apôtres, dans la barque, sur le lac Grénésareth, luttent contre les vents et les flots, pendant que J&sus est là qui dort. [ls savent bien sa puissance, ils y pensent, et :y

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penser, n'est-ce pas déjà l’invoquer tout bas ? Cependant la mer grossit, et JÉSUS dort toujours. Les Apôtres peinent à la manœuvre et tremblent d’effroi.....Jésus dort.

Mais voici que la vague se rue avec plus de fureur sur la barque frêle et gémisssante ; les coups de vent se succèdent plus fréquents,et la rage de la tempête ne laisse plus de repos ni aux nochers, ni à l'embarcation. C’en est fait ; voici l'eaù qui entre ; un Cri part : Seigneur, sauvez- Nous,Car nous allons périr. Voilà le cri de la foi entière, le cri vainqueur qui triomphe de Dieu même. À ce cri des siens, JÉSUS s’éveille, et sur un ordre de sa toute-puissance le vent cesse ; les flots s’apaisent, et il se fait un grand calme.

Telle doit être notre prière à saint Antoine. Il faut qu'elle soit ardente, persévérante, appuyée sur une confiance à toute épreuve.

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À la mort de saint Antoine, une leçon fut donnée qu’il est bon de ne pas oublier. Nous l'avons vu plus haut, dans Sa vie ; tous les malades, qui, après sélre confessés, vinrent prier auprès de ses restes, s'en retournèrent œuéris. Api'ès sétre confessés |! Que ce soit pour nous une règle. Ayons une conscience pure, et notre prière montera plus libre, plus forte, plus efficace,

On invoque saint Antoine nonseulement pour retrouver les objets perdus, mais encore pourie règlement d’affaires difficiles, pour la œuérison de maladies dangereuses, pour la conversion des pécheurs endurcis, et pour toutes les causes désespérées. Toutes ces faveurs qui semblent servir de loin seulement au salut, et que l’on n'ose pas demander à Notre Seigneur ou à la sainte Vierge, saint Antoine se plait à les accorder. Il se fait volontiers,

particulièrement, l'intermédiaire de ceux qui craignent de faire des prières indiscrètes, et il comble leurs vœux.

Ayons donc pleine confiance en l'aimable Saint ; il ne manquera pas de faire honneur à son titre de Thaumaturge, que lui ont décerné les siècles.

lABLE DES MATIÈRES

pages Ré de la dévotion à saint Antoine de Padoue... .... tree ..... .... ici

Vie populaire de saint Antoine..................15

Principales prières en l’honneur de saint Antoine ..….. 0 70000000 on 0008 soso tene .46

Le Répons miraculeux, en latin... esse 46 Le même répons, en français... 47 Antienne en l’honneur de la langue de saint

DNA OU LA. vinecuces decovcuss asc D La même antienne, en français... 50 Prière dite efficace à saint Antoine...........51 FriRe pour implorer une grâce particu-

OR nc ceses dose cocon tossoedes diroroiettnsseee es 606 6620)

Autre prière à saint Antoine....................57

Prière pour demander la sainte vertu de pureté... 0000000 tee ose PT à

Prière pour demander une bonne mort..…...58

Prière pour obtenir de retrouver les objets perdus... D en sorte cocon se

Pratiques et œuvres en l’honneur de saint Antoine LRRARRALMEAARARLIAEL LM AENAREEERENTEET] CRAFT ÉILRALLEL EX] .02

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