‹ La dévotion à Saint Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 39 sur 62 · DEUXIÈME MARDI · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MARDI

Espérance héroïque de saint Antoine.

1° Toutes les bonnes œuvres que l'on fait sont des exercices de la vertu d'espérance. En faisant le bien, on ne peut pas ne pas en avoir en vue la récompense éternelle que Dieu nous a promise. Mon cœur, dit le Roi Prophète, s’est porté à accomplir en tout temps votre loi sainte, d mon Dieu, en vue de la récompense. Celui donc qui fait plus pour Dieu espère davantage, et celui qui fait des choses héroïques pratique l’espérance à un dégré héroïque.

2° Saint Antoine espérait dans le ciel une de ces glorieuses places dont parle le Sauveur. Jamaisil ne s’accorda la moindre satisfaction. Jamais il ne s’arrêta dans sa marche vers la perfection. Tous les instants de sa vie furent sanctifiés par la prière, par la pénitence, par les actes de religion. Toujours attentif à augmenter ses mérites pour le ciel, il avait pris pour règl: de sa vie cette parole du Saint-Esprit : Ne laisse pas échap- Per la moindre parcelle - des dons de Dieu. En un mot, les trente-six années de son existence furent trente-six années toutes pleines de mérites.

3° Et nous, que faisons-nous pour le ciel ? La vie cependant ne nous est donné que pour le mériter. Hélas!

cette vie si courte, si fugitive, nous la consumons dans une molle oisiveté,

129 SAINT ANTOINE DE PADOUE EE dans une coupable indifférence. Nous regarderions comme un insensé celui qui, volontairement, négligerait l’occasion de faire fortune. N'est-ce pas une plus grahde folie de perdre à tout moment l'occasion de gagner le ciel ?

Si du moins nous avions pour les biens éternels autant d'empressement que nous en avons pour les biens de ce monde ! Mais non ; tout pour cette vie misérable qui ne durera que peu de jours ; rien pour la vie éternelle. Tout pour la terre, rien pour le ciel. ,

Est-ce donc que nous n'espérons rien après cette vie P

Mon Dieu, par les mérites de saint Antoine, votre serviteur, élevez notre âme à l’espérance des b'eas éternels.

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