Œuvres complètes, VII, p
348 ÉTUDE DOCTRINALK
tiques : \'alnorasti cor meum, soror mea sponsa, vulnerasfi cor meuni in uno oculo tuo (1).
(( Au lieu de ces paroles î Vulnerasti cor meiim, dit le Bienheureux, les Septante tournent : Rapuisli cor meurn. Souvenez-vous que c'est toujours le Père éternel qui parle. Mais savez-vous bien quel est le cœur dont il parle ici ? C'est son fils bien-aimé qu'il appelle son Cœur, tant parce qu'il l'aime comme son Cœur que d'autant qu'il est le principe de la vie que ce divin Père a dans ses enfants.
« C'est de ce Cœur qui est son Fils et de ce Fils qui est son Cœur que le Saint-Esprit parlant par la bouche de la Bienheureuse Vierge, lui fait dire ces paroles : Dam esset rex in acciibilu siio, nardus mea dédit odorein suum. Pendant que le roi était dans sa couche royale, mon nard a répandu son odeur. Qu'est-ce que ce divin Esprit veut nous donner à entendre par ces paroles, sinon que l'humilité et la charité du Cœur de sa divine épouse, représentées par le nard... ont rendu une odeur si forte et si douce, quêtant parvenue jusqu'au Fils de Dieu reposant de toute éternité dans le sein de son Père, elle l'en a fait sortir et la fait venir dans son Cœur et dans son sein virginal ; si bien que, non seulement elle a reçu en soi, mais aussi elle a attiré ce très ado rable Sauveur par Ihumililé et la charité de sou Cœur... Non seulement elle l'a attiré, mais elle la ravi. Oui, Vierge Sainte, cest une plainte amoureuse que le Père Eternel fait de vous. Ne l'entendez-vous
i. Cant. 4, 0.