Œuvres complètes, VII, p
350 KIUDK DOCTKINALE
la personne et de la vie de son divin Fils, sacrifice d'autant plus douloureux qu'il eut lieu dans des circonstances plus humiliantes et plus cruelles et que, dans la personne de son Fils bicn-aimé, la Sainte Vierge adorait son Dieu. El pourtant, ce sacritice, elle l accomplit avec une admirable générosité. Et que de fois elle préluda dans son Cœur à l'immolation du Calvaire en offrant à Dieu la victime qui devait expier les péchés du monde !
« Le Cœur de Marie, dit le bienheureux Jean Eudes, est le vrai autel des holocaustes, sur lequel le feu de lamour divin a toujours été allumé de jour et de nuit ; et le sacrifice le plus agréable à Dieu elle plus utile au genre humain, après celui que notre Sauveur a fait de soi-même eu la croix, c'est le divin holocauste que la très sacrée Vierge a offert au Père éternel sur l'autel de son Cœur. lorsf{ue. tant de fois et avec tant d'amour, elle lui a offert et sacrifié ce même Jésus, son Fils unique et bienaimé. Sur quoi on peut dire qu'il n'a été sacrifié qu'une fois en la croix, mais qu'il a été immolé mille et mille fois sur le Cœur de sa très douce Mère, c'est-à-dire autant de fois qu'elle la offert pour nous à son Père éternel il). »
Un dernier eff'et de l'amour du Cœur de Marie pour Dieu, ce fut sa sainte mort. Il ne faut pas, en effet, nous imaginer que la mort de la Sainte Vierge eut pour cause la maladie ou l'épuisement de l'organisme. C'est une opinion très fondée (|u'clle mourut d'amour,