Œuvres complètes, Vil, p
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d'une manière très sublime dès le pivmier moment de sa vie. Car elles étaient régnante» en souverain degré sur toutes les facultés de son âme, sur ses pensées, paroles, actions et sur tous ses sens intérieurs et extérieurs, et conséquemmejit elles y faisaient régner Dieu beaucoup plus parfaitement et plus glorieusement que dans le ciel empyrée. Elles y faisaient régner la toute-puissance du Pèie éternel par les choses admirables qu'elles y opéraient continuellement : FecU mihi magna qui potins est. Elles y faisaient régner la sagesse infinie du Fils de Dieu par les lumières immenses qu'elles lui communiquaient. Elles y faisaient régner l'amour et la bonté du Saint-Esprit par les feux et les flammes très ardentes dont elles l'embrasaient (1). »
Pour bien comprendre cette doctrine, rappelonsnous ([ue la charité n'entre jamais dans un cœur sans y introduire toutes les vertus infuses, et qu'elle ne progresse jamais sans que les autres vertus grandissent dans la même proportion. D'où il suit que le Ca^ur de Marie a été, dès le premier momont de son existence, enrichi de toutes les vertus chrétiennes dans une mesure qui répondait à la plénitude de grâce et de sainteté dont Dieu l'avait comblée. Dès j ce moment, les vertus du Cœur de Marie dépassaient j donc en perfection celles du plus parfait des Anges et du plus grand des saints au terme de leur course, peut être même celles de tous les anges et de tous les saints réunis, et depuis lors elles ne cessèrent de
i. Œuvres complètes, VHI, p. 1.51.