‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 138 sur 221 · I.K COEUR DE MAP.ir. EN LLI-MÊME · texte numérisé non relu

I.K COEUR DE MAP.ir. EN LLI-MÊME

t^raiidir à mesure que grandissait lu sainteté de Marie et en vertu des mêmes causes.

Par ailleurs, il est évident que toutes les remarques que nous avons faites au sujet de lamour de Marie pour Dieu conviennent également à ses autres vertus. Douée de Tusoge de la raison dès le premier instant de son existence, la Sainte Vierge commença dès lors à pratiquer toutes les vertus chrétiennes, car, comme le dit avec raison le P. Eudes, jamais en elle les vertus ne furent oisives. Elle n'avait pas toujours l'occasion d'en faire des actes extérieurs, mais sa vie intérieure était tout embaumée de leur parfum. C'était une vie de foi et d'amour, de confiance et d'humilité, de détachement et d'obéissance, de patience et de zèle, de douceur et de force.

D'autre part, le don d'intégrité établissait une telle rectitude dans le Cœur de Marie que jamais les vertus chrétiennes n'y rencontrèrent le moindre obstacle, et que, bien qu'elles n'aient cessé de croître, jamais pourtant elles ne connurent ni défaut ni imperfection, leur vigueur se déployant tout entière dans chacun de leurs actes. Dans ces conditions, la vie du Cœur de Marie devait être un ravissant spectacle aux yeux de Dieu et de ses Anges. Malheureusement ces merveilles dépassent la portée de notre intelligence et pour juger des vertus du Cœur de Marie nous sommes obhgés de nous en tenir aux principes que nous venons de rappeler et aux données que l'Ecriture et la tradition nous fournissent sur la vie de la Sainte Vierge.

Dans sa biographie de la Mère du Sauveur, le

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p. de la Broise nous dépeint en ces termes ses premières années : « Prévenue de grâces et de dons incomparables. Marie était enfant et le demeura aussi longtemps que les autres. Mais son enfance était beaucoup moins, comme elle l'est chez les autres, l'ébauche de la vie humaine, que celte enfance évangélique, si estimée dans le royaume des cieux ; l'état de l'homme moralement adulte qui, volontairement, s'abaisse et sapelisse pour faire en tout le bon plaisir du Père céleste. La sujétion, le rang inférieur en toutes choses, la continuelle dépendance, les mille actes de renoncement que les autres font, ou qu'on leur fait faire, presque sans conscience et sans mérite, elle, maîtresse de son jugement et de son vouloir, les acceptait de plein gré (1). »

C'étaient donc, de sa part, autant d'actes de vertu.

Dans YEiiJance admirable (2), le P. Eudes décrit à grands traits les principales vertus qui brillèrent en Marie durant la première partie de son existence. Outre son innocence et son amour pour Dieu et le prochain, il exalte la simplicité qui bannissait de son Cœur toute curiosité et tout autre désir que celui de plairj à Dieu, l'humilité qui la portait à s'effacer devant ses compagnes et à se regarder comme la dernière des créatures, la docilité parfaite qu'elle témoignait à ses parents et à tous ceux qui, à un titre quelconque, avaient autorité sur elle, le mépris qu'elle avait pour le monde et ses vanités, le silence

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