‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 146 sur 221 · Cœur adinirahle. I.\. ch · texte numérisé non relu

Cœur adinirahle. I.\. ch

LK CŒUR Dt: MARIK KN LUIMÉMF. 377

rer et dont le souvenir ne cesse de réjouir le cœur des fidèles.

Le jour de rAnnoaciatioiJ est un de ceux qui ont enivré le Cœur de Mariede la joie la plus abondante. Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous y vous êtes bénie entre toutes les femmes : telles sont les douces paroles par lesquelles l'archange Gabriel aborda la très Sainte Vierge. Elles rappellent loracle de la Genèse annonçant au serpent infernal la femme qui, avec son fils, devait lui écraser la tête sans qu'il pût réussir à la mordre au talon. Est-il téméraire de penser que ce rapprochement n'écliappa point à Marie ? En tout cas, ces paroles durent la combler de joie. Et ce n'était encore qu'une entrée en matière. A la Vierge bénie qui soupirait avec tant d'ardeur après la venue du Messie, Gabriel annonça qu'elle avait été choisie pour lui donne!- le jour, et que, par un prodige sans pareil, la maternité dont elle allait être honorée ne porterait aucun préjudice à la virginité qu'elle avait vouée au Seigneur. Et au moment même où elle donnait son consentement à ce divin mystère, le Fils de Dieu s'incarnait dans son sein et elle commençait à jouir de sa divine présence. Quclques^ théologiens ont pensé qu'à cette heure bénie la Sainte Vierge fut favorisée de la vision de l'essence divine, et tel est l'avis du P Eudes (1). Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle reçut, autant qu'on peut l'avoir ici-bas, l'intelligence du mystère à

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