Cf. Cœur admirable, X. cii
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l'accomplissement duquel elle était appelée à coopérer, et son Cœur en fut inondé d'une joie dont nous ne pouvons soupçonner ni la nature ni l'étendue : ce n'est que par miracle, dit le P. Eudes, que la Sainte Vierge a pu, sans mourir, en supporter l'intensité (1).
Puis vinrent les joies de la Visitation. Marie n'avait reçu le Sauveur que pour le donner au monde. Elle se hâte dinaugurer sa mission en allant rendre visite à sa cousine Elisabeth. A l'approche de l'Agneau de Dieu, l'enfant que celle-ci portait dans son sein tressaillit de bonheur, et, dès ce moment, purifié de la tache originelle, il commença à vivre de la vie de la grâce. Elisabeth ne put taire son admiration et son bonheur, et, la première, elle laissa tomber de ses lèvres ces belles paroles que la piété des fidèles ne se lasse pas de redire à Marie : Vous être bénie entre foutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni. A quoi la Sainte Vierge répondit par ce beau cantique où déborde l'expression de sa joie et de sa reconnaissance en même temps que de son humilité : Magnificat anima mea Doniinuni, et exulfavit spiritus mens in Deo salutari mer}.
]>a naissance de Jésus apporta à Alarie des joies encore plus douces, d Tandis que. dit le P. de la Broise, qui, dans son livre sur la Sainte Vierge, a parlé en termes heureux de ces grands mystères, tandis que pleinement exempte de la malédiction
i. Cf. Œuvres complètes. VIIl. p. 18.