‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 150 sur 221 · Cf. Œuvres complètes, XI, p · texte numérisé non relu

Cf. Œuvres complètes, XI, p

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aiment Jésus el Marie doivent aimer et honorer ce mystère. Et tous ceux qui sont affligés doivent y avoir recours pour en tirer la force et la consolation qui leur est nécessaire. -

Le Bienheureux établit dans sa Congrégation une fête en Ihonneur de ce mystère et voici en quel» termes il en explique la raison d'être :

« Si l'Eglise fait plusieurs fêtes particulières en l'honneur de la visite que Notre-Dame a rendue à sa cousine sainte Elisabeth ; en l'honneur de l'Epiphanie, c'est-à-dire dî l'apparition ou manifestation que le divin Enfant Jésus a faite de soi-même aux saints Rois ; et même en l'honneur de l'apparition de sainte Agnès à ses parents, lorsqu'ils priaient sur son sépulcre ; el si la même Eglise honore et célèbre, durant le temps pascal, les autres apparitions de Noire-Seigneur ressuscité à ses apôtres et disciples. à sainte Madeleine et aux autres saintes femmes : quelle fêle, quel honneur, quelle dévotion mérite la visite ell'apparilion de Jésus triomphant et glorieux à sa très chère Mère (4) ! »

Peu de temps après sa résurrection, la Sainte Vierge eut la joie de voir son divin Fils s'élever triomphalement au ciel. « Elle assista, tout le monde le joense, dit le P. de la Broise, au départ de Jésus. Elle était à ce dernier repas que le Sauveur voulut prendre avec ses Apôtres. Comme à la Cène, Jésus le termina par des adieux et de suprêmes recommandations, mais avec quelle différence î Ici tout

i. Cf. Œuvres complètes. XI. p. 367 sq.

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était joie et paix. En effet, il ne semble pas que Marie ait été triste au jour de l'Ascension. Il y avait sans doute la séparation d'avec Jésus. Mais Dieu voulait la Mère du Rédempteur si unie à son Fils, dans la peine ou dans la joie, qu'il semble qu'elle n'ait pas souffert de le voir remonter au Ciel. La tristesse de la séparation exista pourtant et fut sentie, mais plutôt par anticipation, au moment de la mort de Jésus, et plus tard, avec un autre caractère, dans les dernières années. Marie était donc toute au triomphe et à la joie. Elle était donc, au moment de l'Ascension, entièrement à Jésus ; elle jouissait de son union avec lui ; elle savait que ce départ annonçait l'heure prochaine où elle même serait, avec lui, ravie au Ciel. Surtout elle aimait : <( Si vous m'aimiez, avait dit Jésus, assurément vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père. » Et personne n'aimait comme Marie, ni si fort, ni si bien ; personne donc ne se réjouissait, comme elle, de lajoie du Roi de gloire (1). »

Du mont des Oliviers, la Sainte Vierge revint au Cénacle où elle attendit avec les apôtres la venue du Saint-Esprit qu'elle s'efforçait de hâter par la ferveur de ses prières.

(( Ce fut, dit le P. de la Broise, le cinquantième jour après la Résurrection, vers neuf heures du matin, qu'un grand bruit, comme celui d'un vent violent qui aurait envahi toute la maison, annonça aux Apôtres la venue du Consolateur. On vit apparaître dans le Cénacle comme des langues de feu ;

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