La Sainte Vierge, cli
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elles se reposèrent sur la fêle de chacun. Aussitôt ce furent de saints transports, des prières, des actions de grâces en toutes langues, s'échappant de ces poitrines que le feu divin avait embrasées. La foule, au bruit, s'assembla, et, pour la première fois, Pierre, au nom des douze, rendit témoignage au Christ et lui conquit trois mille disciples.
« Plus intimement pénétrée de l'Esprit et plus tranquille dans son action de grâces, Marie demeurait priant, et, encore une fois, remerciant Dieu des grandes choses qu'il avait faites en elle. Le Paraclet sétait donné à elle plus qu'à tous les autres ; pour atteindre les autres, sa grâce avait, pour ainsi dire, passé par elle, c'est-à-dire avait été attirée par sa médiation et sa prière... En ce jour, l'Esprit-Saint descendant sur tous, confirmai t et perfectionnait chacun dans son degré et sa fonction. Il affermissait les simples fidèles dans la vie chrétienne, les apôtres dans l'apostolat. Pour Marie, il la consacrait de nouveau dans son rôle de mère de grâce par rapport à l'Eglise et aux fidèles. Survenu en elle au jour de l'Annonciation, il l'avait faite Mère de Jésus. Aujourd'hui, il mettait dans le trésor, déjà si incomparablement riche, de ses vertus maternelles, les dispositions suprêmes pour faire, de la Mère du Christ Rédempteur, la mère de ce coips mystique de Jésus qui demeurait maintenant confié à ses soins (1). »
i. La Sainte Vierge, ch. 10.
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